Titre original :

Les internes en médecine générale des Hauts-de-France et la téléexpertise : évaluation des pratiques actuelles, niveau de confiance et des perspectives d'utilisation

Mots-clés en français :
  • Téléexpertise
  • médecine générale
  • internat
  • enseignement médical
  • e-santé

  • Téléexpertise
  • Relations interprofessionnelles dans le domaine de la santé
  • Résidents (médecine)
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Enseignement médical
  • Télémédecine
  • Relations interprofessionnelles
  • Internat et résidence
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Enseignement médical
  • Consultants
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2026ULILM233
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 01/07/2026

Résumé en langue originale

Contexte : La désertification médicale des Hauts-de-France (HDF) impose de nouvelles stratégies de recours. La téléexpertise en fait partie. Les internes de médecine générale (IMG) sont exposés à la possibilité d'utiliser cette modalité, mais leur formation est-elle suffisante ? Objectif : Dresser un état des lieux de l'usage de la téléexpertise chez les IMG des HDF, l’intention d’utilisation future et le besoin perçu en termes de formation universitaire. Matériel et méthodes : Etude quantitative descriptive transversale via un questionnaire diffusé aux IMG des HDF réalisant ou ayant achevé un stage ambulatoire. Résultats : L'analyse porte sur 86 réponses. Une partie de l'échantillon (8,1 %) ignore l'existence même du dispositif. Pour le reste, la pratique est déjà implantée. L'utilisation sur le terrain concerne 68,4 % des répondants. Mieux encore, 97,5 % comptent utiliser cet outil dans leur futur exercice. Cette adhésion massive s'oppose au manque ressenti de formation académique actuelle : à peine 8,9 % des étudiants signalent avoir reçu un cours facultaire dédié (noté 3/5). L'apprentissage repose donc quasi-exclusivement sur le compagnonnage. La pratique de l'interne étant directement influencée par l'utilisation de son maître de stage universitaire (MSU). Afin de pallier ces lacunes, ils sont 82,6 % à réclamer des modules universitaires spécifiques. Parallèlement, 82,3 % d'entre eux jugent capital d'imposer une formation préalable aux MSU. Conclusion : Les futurs médecins ont déjà adopté la téléexpertise. L'université doit maintenant suivre. Sécuriser l'appropriation et la pratique clinique de ces actes nécessite un enseignement standardisé des IMG et une formation des MSU.

  • Directeur(s) de thèse : Bataille, Mathieu

AUTEUR

  • Eeso, Martin
Droits d'auteur : Ce document est protégé en vertu du Code de la Propriété Intellectuelle.
Accès libre