Titre original :

Description par les médecins généralistes des causes de décès dans les certificats de décès de personnes âgées : difficultés et conséquences

Mots-clés en français :
  • Mort
  • certificat de décès
  • cause de décès
  • médecine générale

  • Décès -- Constatation et acte
  • Décès -- Causes
  • Médecins généralistes
  • Certificats de décès
  • Cause de décès
  • Médecins généralistes
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2026ULILM229
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 30/06/2026

Résumé en langue originale

Introduction : Cette thèse s’intéresse à la description des causes de décès dans les certificats de décès rédigés par les médecins généralistes pour des personnes âgées décédées à domicile ou en EHPADs. Cette description peut s’avérer complexe chez la personne âgée (comorbidités, intrication des pathologies, causes non-évidentes, etc.). Cette difficulté contraste avec l’exigence de précision attendue dans la rédaction du certificat, dont les données sont ensuite codifiées et exploitées dans de nombreuses analyses épidémiologiques. Notre travail s’intéresse aux pratiques, difficultés, perspectives d’évolution (IPA, etc.) autour des certificats de décès. Matériel et Méthodes : Nous avons mené une étude qualitative, puis conçu et envoyé 120 questionnaires par voie postale à des médecins généralistes inscrits au CDOM du Nord. Le questionnaire est formé, puis se termine sur un cas pratique. Principaux résultats : La moitié des certificats de décès (CD) sont réalisés à domicile, et environ 40% en EHPAD. Seulement la moitié des CD réalisés le sont par le médecin traitant du patient. Trois quarts des médecins refusent de rédiger des certificats post-mortem pour les compagnies d'assurance, s'ils n'ont pas eux-mêmes constaté le décès. L'hypothétique rémunération des CD aurait un impact modéré sur la propension des médecins à les rédiger. Selon les médecins, les infirmiers sont peu capables d'identifier les obstacles médico-légaux (OML), et le seraient plus mais insuffisamment avec une formation dédiée. Les causes de décès sont difficiles à identifier dans le quart des cas, mais sont plus faciles à identifier lorsque le médecin connait le patient, ou si le patient décède en EHPAD. Elles sont fiables lorsqu'identifiées par le médecin traitant, mais peu fiables dans les autres cas (médecin de garde = infirmier avec formation > infirmier sans formation). Les CD pourraient être améliorés, mais les pistes proposées semblent inacceptables par les personnes qui analysent les CD. Conclusion : Selon les répondants, la délégation des CD aux infirmiers, même avec une formation spécifique, posera trois problèmes : le refus des médecins de rédiger les certificats post-mortem pour les compagnies d’assurance, des OML mal posés, et des causes de décès moins fiables. De plus, l’analyse des causes de décès s’avère délicate, comme le montrent les résultats du cas pratique : l’implication réelle des maladies cardiovasculaires pourrait être surestimée par l’analyse des CD.

  • Directeur(s) de thèse : Chazard, Emmanuel

AUTEUR

  • Vandermeeren, Inès
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