Impact de l'activité physique sur l'équilibre glycémique, les paramètres de sommeil, les paramètres obstétricaux et la réactivité vasculaire chez des femmes avec un diabète gestationnel au 2ème trimestre de grossesse : étude observationnelle transversale
- Diabète gestationnel
- activité physique
- accéléromètre
- sommeil
- macrosomie
- césarienne
- Diabète gestationnel
- Thérapeutique par l'exercice
- Glucose sanguin
- Accéléromètres
- Sommeil
- Diabète gestationnel
- Exercice physique
- Glycémie
- Qualité du sommeil
- Accélérométrie
- Langue : fr, en
- Discipline : Médecine. Endocrinologie et métabolismes
- Identifiant : 2026ULILM227
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 29/06/2026
Résumé en langue originale
Introduction: L’hyperglycémie caractérisant le diabète gestationnel (DG), résulte de l’augmentation de la résistance maternelle à l’insuline. Les enjeux du DG résident dans ses complications obstétricales et ses conséquences métaboliques à long terme. Les modifications du mode de vie, notamment l’activité physique (AP), constituent un élément central de sa prise en charge. Peu d’études ont évalué l’impact de l’AP sur le contrôle glycémique, notamment sur les glycémies à jeun et postprandiale. Le manque de sommeil durant la grossesse joue un rôle important dans la diminution de l’AP et dans l’altération du contrôle glycémique. Cette étude a pour objectif d’évaluer le lien entre l’équilibre glycémique et le niveau d’AP au cours d’une semaine de vie habituelle chez des femmes vivant avec le DG au 2ème trimestre de grossesse. Matériel et méthodes: Cette étude observationnelle transversale a inclus 74 femmes diagnostiquées avec un DG selon les critères de l’IADPSG, dans le service de diabétologie du CHU de Lille, entre septembre 2022 et mars 2025. Durant le 2ème trimestre de grossesse, les participantes devaient porter un accéléromètre au poignet non dominant afin d’évaluer objectivement leur niveau d’AP en conditions de vie réelle. L’AP était aussi évaluée subjectivement à l’aide de deux questionnaires auto-administrés. Les participantes réalisaient parallèlement une surveillance glycémique capillaire quotidienne (glycémies à jeun et postprandiales) et notaient les doses d’insuline réalisées si concernées. Enfin, elles tenaient un agenda de sommeil indiquant les heures d’endormissement, de réveil et les siestes. Résultats: L’AP modérée à vigoureuse cumulée (MVPA) sur une semaine tendait à être associée à une diminution de la glycémie postprandiale (P=0,070 ; e=-0,007). De plus, une corrélation négative a été retrouvée entre l’AP légère à vigoureuse mesurée par accéléromètre (LPA+MVPA) et le recours à une césarienne (r=-0,369 ; p=0,004). Aucune association n’a été observée avec la glycémie à jeun ni avec les paramètres de sommeil. Discussion : En accord avec la littérature montrant les effets bénéfiques de l’AP sur le contrôle glycémique dans le DG, nos résultats suggèrent un effet positif potentiel de la MVPA cumulée sur la glycémie postprandiale. Les effets limités observés sur la glycémie à jeun et le sommeil soulignent l’importance d’intégrer également les déterminants sociaux, compte tenu de leur influence sur les choix et la pratique de l’AP.
- Directeur(s) de thèse : Vambergue Libbrecht, Anne - Lespagnol, Elodie
AUTEUR
- Catelas, Marie
