Titre original :

DECHI-MIOS : substitution des soins de support intra-veineux en per-os pour les cures de chimiothérapie en hôpital de jour d’oncologie : étude de l’observance en routine clinique et évaluation des bénéfices écologiques

Mots-clés en français :
  • Ecologie
  • observance thérapeutique
  • hôpital de jour
  • oncologie
  • voie orale, écoconception des soins

  • Écoconception
  • Chimiothérapie anticancéreuse
  • Hôpitaux de jour
  • Prémédication
  • Injections intraveineuses
  • Voie orale
  • Empreinte carbone
  • Traitement médicamenteux
  • Soins de jour
  • Prémédication
  • Administration par voie intraveineuse
  • Administration par voie orale
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Oncologie
  • Identifiant : 2026ULILM220
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 26/06/2026

Résumé en langue originale

Contexte : Le dérèglement climatique constitue une menace majeure pour la santé. En France, le système de santé représente 8% de l’empreinte carbone nationale, principalement liée aux médicaments et dispositifs médicaux. L’hôpital de jour (HDJ) d’oncologie, fortement consommateur de traitements intraveineux et de dispositifs à usage unique, constitue un terrain pertinent d’écoconception des soins. L’objectif de cette étude était d’évaluer le remplacement des prémédications intraveineuses antiémétiques et de prévention d’hypersensibilité intraveineuses par des prémédications orales avant traitement antinéoplasique. Méthodes : Cette étude prospective, observationnelle, monocentrique a inclus des patients naïfs de traitement antinéoplasique débutant une chimiothérapie à risque modérément émétisant. Deux groupes successifs ont été constitués : un groupe standard recevant les prémédications par voie intraveineuse (IV) et un groupe de changement de pratique recevant les prémédications par voie orale (PO). L’objectif principal était d’évaluer l’observance thérapeutique dans le groupe PO. Les objectifs secondaires portaient sur l’acceptabilité, la tolérance, l’impact organisationnel et environnemental, ainsi que le vécu des patients et de l’équipe infirmière du passage à des prémédications par voie orale. Résultats : 30 patients ont été inclus dans le groupe PO et 48 dans le groupe IV. 24 patients du groupe PO (80,0%, IC95% : 61,4-92,3%) présentaient une observance optimale sur 3 à 4 cures consécutives. L’acceptabilité de l’étude était de 88,2% (IC95% : 72,6-96,7%) dans le groupe PO. Aucune différence significative n’était observée entre les groupes concernant les reports de cures, les réductions posologiques, la tolérance clinique ou la durée de séjour en HDJ. Le poids médian de déchets par patient sur 3 à 4 cures était de 374,2g (Q1=374,2 ; Q3=428,5) dans le groupe IV contre 7,8g (Q1=7,0 ; Q3=34,8) dans le groupe PO. Les analyses de cycle de vie évaluaient l’impact climatique d’une prémédication IV à 1,880kgCO₂e, contre 0,017kgCO₂e pour une prémédication PO. Les patients et les infirmiers rapportaient une expérience positive. Conclusions : Le remplacement des prémédications intraveineuses par une administration orale apparaît faisable, accepté et associé à une réduction de l’impact environnemental, sans signal de moindre sécurité clinique. Des études randomisées sont nécessaires afin de confirmer ces résultats sur des effectifs plus importants et un suivi prolongé.

  • Directeur(s) de thèse : Turpin, Anthony

AUTEUR

  • Gantier, Mathieu
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