Titre original :

Suivi de chirurgie bariatrique en médecine générale : état des lieux et attentes des médecins généralistes dans l'Artois

Mots-clés en français :
  • Obésité sévère
  • chirurgie bariatrique
  • suivi péri-opératoire
  • médecine de ville

  • Obésité -- Chirurgie
  • Continuité des soins
  • Médecins généralistes
  • Chirurgie bariatrique
  • Post-cure
  • Médecins généralistes
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2026ULILM182
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 17/06/2026

Résumé en langue originale

Introduction : La chirurgie bariatrique a une efficacité établie sur la perte de poids, l’espérance de vie et les comorbidités en cas d’obésité sévère. Malgré l’essor des interventions, un suivi de bonne qualité n’est obtenu que dans une minorité des cas, exposant à des complications somato-psychiques et nutritionnelles. L'objectif de notre étude est d'évaluer le positionnement, les besoins et les suggestions des généralistes du territoire de l'Artois dans ce parcours péri-opératoire. Matériels et méthodes : Étude épidémiologique, descriptive, transversale et quantitative menée via un auto-questionnaire standardisé diffusé auprès des médecins généralistes libéraux en activité installés sur le territoire du CSO de l’Artois. Résultats : Un total de 65 questionnaires a été analysé. Un sentiment de mise à l’écart est observé en préopératoire (66,2 %, n=43/65) mais une nette majorité préfère déléguer le parcours péri-opératoire à une équipe spécialisée. L’accès à un avis nutritionnel en ville est jugé difficile par 66,2% (n=43/65) des répondants. 81,5% (n=53/65) estiment que le suivi des cas non complexes devrait être alterné avec l’équipe opératoire. L’analyse bivariée montre que 37,5% (n=15/40) des médecins du groupe « Pas de problème particulier » déclarent maîtriser les trois chirurgies principales, alors que 52% (n=13/25) du groupe « Appréhension » n’en maîtrisent aucune (p<0,01). La possession de recommandations est fortement corrélée au sentiment d'aisance (p<0,01). 96% (n=24/25) du groupe « Appréhension » réclament des fiches synthétiques. Enfin, 62,5% (n=25/40) du groupe « Pas de problème particulier » se déclarent capables de réintégrer les « perdus de vue ». Les verbatims qualitatifs éclairent ces blocages en identifiant trois freins majeurs : un manque d’information hospitalière, un déficit de formation et une forte contrainte temporelle. Conclusion : Une évolution des modalités de suivi bariatrique est indispensable. Sans modifications des conditions d’exercice, il appartiendra aux structures spécialisées de réadapter leur organisation pour assurer le suivi d'une population de patients en croissance constante. L’intégration dans des PCR, facilités par les CPTS, semble être une opportunité à saisir.

  • Directeur(s) de thèse : Gomila, Séverine

AUTEUR

  • Dalla Costa, Manon
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