HIPEC Snapshot : métastases péritonéales d’origine colorectale : données en vie réelle
- Carcinose péritonéale
- colorectale
- chirurgie de cytoréduction
- CHIP
- données en vie réelle
- snapshot
- Cancer colorectal
- Adénocarcinome
- Métastases
- Chirurgie de cytoréduction
- Chimiothérapie anticancéreuse
- Données de vie réelle
- Tumeurs colorectales
- Adénocarcinome
- Métastase tumorale
- Interventions chirurgicales de cytoréduction
- Chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale
- Évaluation des pratiques médicales par des pairs
- Langue : Français, Anglais
- Discipline : Médecine. Chirurgie digestive et générale
- Identifiant : 2026ULILM148
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 28/05/2026
Résumé en langue originale
Introduction : Les métastases péritonéales d’origine colorectale (MPCR), malgré les récentes avancées thérapeutiques, restent une forme grave de l’adénocarcinome colique. Sa prise en charge est encore sujette à débat. L’objectif de cette étude était de rendre compte des pratiques actuelles françaises, à l’aide de données prospectives obtenues en vie réelle. Méthodes : Cette étude multicentrique française incluait, sur une période de 3 mois, tous les patients atteints de MPCR opérés, vus lors d’une première consultation ou en post-opératoire immédiat (moins de 90 jours). Les données récoltées concernaient les caractéristiques des patients et de la tumeur, la prise en charge adjuvante, la chirurgie, et la période post-opératoire (<90 jours). Résultats : 20 centres ont participé au recueil de données, permettant l’inclusion de 303 patients. Les tumeurs primitives étaient classées T3 ou T4 dans 96.7% des cas, avec 36% de mutations KRAS, 11.2% de BRAF et 4.8% de dMMR. 20.7% des patients étaient pris en charge pour une récidive de MPCR. Un traitement néoadjuvant était mis en place dans 87.4% des cas. La coelioscopie exploratrice de staging était réalisée chez 41.6% des patients, dont 24.8% n’aboutissaient pas à une chirurgie de cytoréduction (CCR). Au bloc opératoire, le PCI médian était de 19.5 [12–26], et les procédures “open close” concernaient 23.2% des patients. Les chirurgies de cytoréduction réalisées étaient classées CC0 dans 94.2% des cas. 62.1% des CCR se terminaient par un bain de CHIP, dont 90% à base de Mitomycine C. Celle-ci n’augmentait pas la morbidité majeure (p=0.18), estimée à 21.8% après CCR, et essentiellement abdominale (78.5%). Une stomie était réalisée dans 23.9% des CCR, notamment en cas de grand nombre de résections ou d’anastomoses, particulièrement si bas situées. Les patients reprenaient une chimiothérapie adjuvante dans 62.1% des cas, après une médiane de 49 jours [36–64]. La CHIP n’empêchait pas la reprise d’une chimiothérapie (p=0.56) mais retardait son initiation (60 [48.5– 68.5] vs 47.5 [38–56] jours, p=0.007). Au total, 67.7% des patients étaient pris en charge dans un centre à haut volume. Ils différaient en termes de laparotomies “open close” (p=0.04), mais pas en termes de morbidité majeure (p=0.61) ou de décès (données insuffisantes). Conclusion : Cette étude apporte une vision d’ensemble de la prise en charge des MPCR en France, marquée par une centralisation des soins, permettant une sélection rigoureuse des patients éligibles à une CCR, et une morbidité majeure contrôlée. La CHIP est fréquemment réalisée, en accord avec les données récentes de la littérature.
- Directeur(s) de thèse : Eveno, Clarisse
AUTEUR
- Regueme, Corentin

