Traitement de l'anovulation hypothalamique par GnRH pulsatile : état des connaissances en 2026 : une revue narrative
- GnRH pulsatile
- hypogonadisme hypogonadotrope
- induction de l’ovulation
- aménorrhée hypothalamique
- infertilité
- Stérilité féminine
- Anovulation
- Gonadolibérine
- Stimulation de l'ovulation
- Infertilité féminine
- Anovulation
- Hormone de libération des gonadotrophines
- Hypogonadisme
- Induction d'ovulation
- Axe hypothalamo-hypophyso-gonadique
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Gynécologie obstétrique et médicale
- Identifiant : 2026ULILM145
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 26/05/2026
Résumé en langue originale
Contexte L’infertilité, en augmentation, constitue un enjeu majeur de santé publique. Parallèlement, les avancées dans la compréhension de l’axe gonadotrope ont mis en évidence le rôle central de la sécrétion pulsatile de la Gonadotropin-Releasing Hormone (GnRH). Dans ce contexte, le développement d’approches thérapeutiques physiologiques, visant à restaurer la dynamique hormonale endogène, suscite un regain d'intérêt dans la prise en charge de l’anovulation. Objectif Proposer une synthèse critique des connaissances concernant l’utilisation de la thérapie pulsatile par GnRH, en replaçant ses résultats dans le cadre de la physiologie de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et de la physiopathologie des hypogonadismes hypogonadotropes. Méthode d’analyse des données Cette revue narrative repose sur une recherche bibliographique effectuée dans la base de données PubMed. L’objectif était d’identifier les études cliniques évaluant l’utilisation de la GnRH pulsatile dans le traitement des dysfonctions de l’axe hypothalamo-hypophysogonadique. Résultats La thérapie pulsatile par GnRH doit être considérée comme le traitement de première intention des hypogonadismes hypogonadotropes d’origine supra-hypophysaire. Les données analysées rapportent un taux de grossesse cumulé compris entre 70 et 100 % après six cycles, avec une survenue des grossesses après 2,8 cycles en moyenne. Le taux de naissance par cycle est estimé à environ 35 %, comparable à celui observé chez les femmes normo-ovulantes en cycles spontanés. Cette approche est efficace indépendamment du statut de la réserve ovarienne et présente un excellent profil de sécurité. Par ailleurs, la GnRH pulsatile apparaît supérieure aux gonadotrophines en termes de réduction du risque de grossesses multiples, avec un coût cumulé comparable aux traitements par hMG et inférieur à celui des gonadotrophines recombinantes. Conclusion La pompe à GnRH constitue une méthode d’induction de l’ovulation simple, efficace et sûre, indiquée dans la prise en charge des hypogonadismes hypogonadotropes d’origine suprahypophysaire. La GnRH pulsatile s’inscrit pleinement dans l’évolution vers une médecine plus individualisée et respectueuse de la physiologie.
- Directeur(s) de thèse : Robin, Geoffroy
AUTEUR
- Dias, Alison
