Titre original :

Facteurs de risque d’échec des DAIR (Debridement, Antibiotics and Implant Retention) des prothèses de hanche et de genou : une étude monocentrique rétrospective au CHU de Lille entre 2019 et 2022

Mots-clés en français :
  • DAIR
  • PTH
  • PTG
  • infectiologie
  • IPP
  • prothèse
  • facteur de risque
  • échec

  • Prothèses de hanche
  • Prothèses de genou
  • Infections de prothèses articulaires
  • Chirurgie -- Facteurs de risque
  • Échec thérapeutique (médecine)
  • Prothèse de hanche
  • Prothèse de genou
  • Infections dues aux prothèses
  • Débridement
  • Facteurs de risque
  • Échec thérapeutique
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Chirurgie orthopédique et traumatologique
  • Identifiant : 2026ULILM100
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 17/04/2026

Résumé en langue originale

Introduction : Les infections périprothétiques (IPP) de hanche (PTH) et de genou (PTG) sont une complication sévère des arthroplasties, responsables d’une morbi-mortalité importante. Le débridement chirurgical associé à une antibiothérapie en conservant les implants (DAIR) est l’option thérapeutique de référence, mais son efficacité reste variable selon de nombreux facteurs discordants dans la littérature. Objectif : L’objectif principal était d’identifier les facteurs de risque d’échec du DAIR dans les IPP de PTH et de PTG. Les objectifs secondaires comprenaient la comparaison des facteurs entre les deux articulations, l’impact de l’antibiothérapie suppressive (SAT) et l’analyse de la reproductibilité des facteurs décrits dans la littérature. Matériel et méthodes : Étude rétrospective monocentrique menée au CHU de Lille entre 2019 et 2022, incluant 145 PTH et 84 PTG traitées par DAIR pour une IPP. L’échec était défini par une réintervention, un décès en contexte septique ou une fistulisation. Une analyse secondaire intégrait la SAT comme critère d’échec. Des analyses bivariées et multivariées ont été réalisées. Résultats : Le taux d'échec était de 25,5 % pour les PTH et 46,4 % pour les PTG, atteignant respectivement 35,2 % et 58,3 % en incluant la SAT. Pour les PTH, les facteurs indépendants d'échec en analyse multivariée étaient la présence d'un germe résistant (OR=5,7), la fixation cimentée (OR=4,7) et la CRP préopératoire (OR=1,1 par palier de 20 mg/L). En incluant la SAT, s'ajoutaient : infection polymicrobienne (OR=18,1), délai depuis la pose > 3 mois (OR=7,9), et changement des pièces mobiles (OR=4,6). Pour les PTG, les facteurs indépendants étaient un nombre ≥ 3 d'interventions antérieures sur le genou (OR=4,0) et un délai depuis la pose > 3 mois (OR=5,3), sans effet du changement des pièces mobiles quelle que soit la définition de l'échec retenue. L’inclusion de la SAT ne modifiait pas ces facteurs pour les PTG. Conclusion : Les taux d’échec du DAIR demeurent élevés, en particulier pour les PTG. Les facteurs prédictifs d’échec présentent des profils distincts entre PTH et PTG mais le profil microbiologique est déterminant dans les deux groupes. Ces résultats soulignent l’importance d’une sélection rigoureuse des patients et d’une prise en charge spécialisée. L’efficacité présumée du changement des pièces mobiles n’a pas été démontrée. La place des scores prédictifs d’échec nécessite des études complémentaires.

  • Directeur(s) de thèse : Dartus, Julien

AUTEUR

  • Premji, Luc
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