Titre original :

Parcours de soin nutritionnel des enfants polyhandicapés suivis au CHU de Lille entre 2014 et 2025

Mots-clés en français :
  • Nutrition entérale
  • polyhandicap
  • dénutrition
  • trouble digestif

  • Polyhandicapés
  • Enfants handicapés
  • Alimentation par sonde
  • Dénutrition
  • Maladies de l'appareil digestif
  • Parcours de soins coordonnés
  • Enfants handicapés
  • Nutrition entérale
  • Maladies de l'appareil digestif
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Pédiatrie
  • Identifiant : 2026ULILM095
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 10/04/2026

Résumé en langue originale

Contexte : La dénutrition est une comorbidité fréquente chez le patient polyhandicapé et souvent sous-évaluée ainsi que les troubles digestifs. Dans ce contexte il bénéficie généralement d’une nutrition entérale (NE) au long cours dont les modalités peuvent varier au cours de son suivi. Afin d’améliorer la prise en charge de ces patients il est important d’observer les pratiques et de mettre en évidence des éléments pouvant influencer la prescription de la NE. Objectif : Décrire la mise en place de la NE chez les patients polyhandicapés suivis au CHU de Lille, évaluer son efficacité et sa tolérance et déterminer des facteurs associés à son inefficacité ou mauvaise tolérance. Méthode : Etude rétrospective monocentrique menée au CHU de Lille. Tous les enfants polyhandicapés suivis pour la mise en place d’une NE entre 2014 et 2025 étaient inclus. Leurs caractéristiques nutritionnelles étaient recensées lors de la mise en place de la NE puis à intervalles réguliers pendant 10 ans maximum. L’échec de la nutrition entérale était défini comme la présence d’une perte de poids (inefficacité) et/ou d’un signe de mauvaise tolérance (vomissements et/ou douleurs abdominales). Résultats : 212 patients étaient inclus dans l’étude. La durée médiane de suivi était de 4 ans. Pour 58,5% de nos patients la NE était débutée devant un tableau de dénutrition. Les produits polymériques avec fibres étaient significativement les plus prescrits et la gastrostomie per endoscopique la voie d’abord principale. La prescription de NE était significativement associée à une évolution favorable sur le plan nutritionnel avec z-score moyen pour l’IMC à -0,38 (± 1,75) à la dernière visite contre -1,87 (± 1,79) à la première (p<0,001). L’étiologie du polyhandicap était le seul facteur associé à l’échec de la NE. Les étiologies dites progressive étaient un facteur protecteur dans cette étude. Conclusion : La prise en charge nutritionnelle du patient polyhandicapé est donc un enjeu majeur de son suivi nécessitant le plus souvent une nutrition entérale. Seule l’étiologie du polyhandicap semble influencer l’efficacité et/ou la tolérance de cette dernière.

  • Directeur(s) de thèse : Guimber, Dominique

AUTEUR

  • Eholie, Samienah
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