Le diagnostic de l’endométriose en médecine générale et ses difficultés : étude observationnelle quantitative auprès des médecins généralistes installés dans les Hauts-de-France
- Endométriose
- diagnostic
- médecin généraliste
- soins primaires
- Endométriose
- Diagnostic précoce
- Médecins généralistes
- Soins de santé primaires
- Endométriose
- Diagnostic précoce
- Médecins généralistes
- Soins de santé primaires
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM086
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 09/04/2026
Résumé en langue originale
Introduction : L’endométriose est une maladie chronique fréquente, touchant une femme sur dix en France. Encore méconnue du grand public il y a quelques années, elle est responsable de douleurs chroniques chez les femmes et altère leur qualité de vie ainsi que leur fertilité. Le médecin généraliste joue un rôle clé dans la détection des premiers signes de la maladie. Il s’agit pourtant d’une maladie avec un important retard diagnostique, estimé à 7 ans. Le but de l’étude est de s’intéresser aux méthodes diagnostiques des médecins généralistes et d’en faire ressortir les difficultés. Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude quantitative descriptive, basée sur l’envoi d’un questionnaire diffusé aux médecins généralistes libéraux installés dans les Hauts-de-France. Les médecins non thésés, remplaçants ou exerçant une activité autre que libérale ont été exclus. La diffusion du questionnaire s’est effectuée exclusivement par voie électronique. Au total, 116 médecins ont été interrogés. Résultats : La majorité des médecins interrogés connaissent les signes de l’endométriose (95,7% pour les dyspareunies et les douleurs abdominales, 72% pour les ménorragies et douleurs à la défécation), prescrivent les examens d’imagerie adaptés (77% pour l’échographie pelvienne, 88% pour l’IRM pelvienne), et orientent le plus souvent vers un spécialiste (91%). Les traitements antalgiques prescrits sont adaptés aux recommandations les plus récentes. Peu de médecins prescrivent des traitements de fond (43,1%). Les femmes médecins interrogées semblent mieux connaître tous les signes de l’endométriose que les hommes et ont plus tendance à demander un avis gynécologique rapidement. Les médecins en début et milieu de carrière prescrivent plus souvent une échographie pelvienne, du paracétamol en traitement antalgique, et réalisent plus souvent un examen gynécologique en consultation. Le fait de ne pas disposer d’un DU en gynécologique ne semble pas empêcher les médecins interrogés de connaître les signes cliniques, de prescrire les examens d’imagerie adaptés et d’orienter vers le spécialiste. Conclusion : Les médecins généralistes interrogés suivent les recommandations du CNGOF-HAS en prescrivant les examens adaptés et en orientant de façon appropriée les patientes. Peu prescrivent un traitement de fond, ce qui pourrait être un des axes sur lequel appuyer la formation médicale continue des médecins généralistes.
Résumé traduit
Introduction : Endometriosis is a common chronic disease, affecting one in ten women in France. Little known to the general public a few years ago, it causes chronic pain in women and impairs their quality of life and fertility. General practitioners play a key role in detecting the early signs of the disease. However, there is a significant delay in diagnosis, estimated at seven years. The aim of my study is to examine the diagnostic methods used by general practitioners and highlight the difficulties they encounter. Materials and Methods : This is a descriptive quantitative study based on a questionnaire sent to private general practitioners practicing in the Hauts-de-France region. Doctors who had not completed their doctorate, locums, or those practicing in a setting other than general practice were excluded. The questionnaire was collected exclusively by electronic means. A total of 116 doctors were surveyed. Results : The majority of doctors surveyed are familiar with the signs of endometriosis (95.7% for dyspareunia and abdominal pain, 72% for menorrhagia and pain during bowel movements), prescribe the appropriate imaging tests (77% for pelvic ultrasound, 88% for pelvic MRI), and most often refer patients to a specialist (91%). The pain relief treatments prescribed are in line with the latest recommendations. Few doctors prescribe long-term treatment (43.1%). The female doctors surveyed seem to be more familiar with all the signs of endometriosis than their male counterparts and are more likely to seek a gynecological opinion quickly. Doctors at the beginning and middle of their careers are more likely to prescribe pelvic ultrasound, paracetamol for pain relief, and perform gynecological examinations during consultations. Not having a university diploma in gynecology does not seem to prevent the doctors surveyed from recognizing the clinical signs, prescribing the appropriate imaging tests, and referring patients to a specialist. Conclusion : The general practitioners surveyed follow the CNGOF-HAS recommendations by prescribing appropriate tests and referring patients appropriately. Few prescribe long-term treatment, which could be one of the areas on which to focus continuing medical education for general practitioners.
- Directeur(s) de thèse : Bodein, Isabelle
AUTEUR
- Brisy, Clara
