Prise en charge de l’arrêt cardiaque extra-hospitalier : évaluation de l’expérience et de la formation des médecins généralistes dunkerquois
- Médecine générale
- arrêt cardiaque extra hospitalier
- formation
- Arrêt cardiaque extrahospitalier
- Médecins généralistes
- Premiers soins
- Formation médicale continue
- Enseignement médical
- Arrêt cardiaque hors hôpital
- Médecins généralistes
- Premiers secours
- Formation médicale continue comme sujet
- Langue : Français
- Discipline : Médecine d'urgence
- Identifiant : 2026ULILM085
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 09/04/2026
Résumé en langue originale
Contexte : L’arrêt cardiaque touche jusqu’à 50 000 personnes par an en France. Les médecins généralistes comme tous les professionnels de santé doivent être capables de réaliser les gestes de premiers secours dans ce cadre. Il n’existe actuellement aucun recensement des arrêts cardiaques pris en charge par les médecins généralistes en France, aucune obligation de matériel dédié à sa prise en charge, ni d’obligation de formation ou de maintien de compétences. Méthode : Nous avons réalisé un questionnaire visant à décrire la population des médecins généralistes exerçant sur le territoire du SMUR du CH de Dunkerque, leurs formations initiale et continue à l’arrêt cardiaque, recenser l’évènement « arrêt cardiaque extra-hospitalier » chez les médecins généralistes du secteur et le ressenti face à cet évènement, connaître le matériel dont sont équipés leurs cabinets, et explorer leurs besoins de formation. Résultats : 38,8 % des médecins interrogés ont déjà été confrontés à un arrêt cardiaque extra-hospitalier. Les médecins généralistes les plus âgés et installés depuis le plus longtemps sont ceux qui ont été le plus confrontés à l’arrêt cardiaque extra-hospitalier. 32,7 % des médecins généralistes ont une activité annexe dans le secteur de l’urgence. 83,7 % ont réalisé un stage aux urgences dans leur formation initiale. 28,6 % des répondants ont équipé leur cabinet d’un DEA/DSA. Avoir été confronté à un arrêt cardiaque modifie la perception d’y être confronté à nouveau. 81,6 % des répondants ont déjà assisté à une formation à l’arrêt cardiaque, et 71,4 % souhaitent bénéficier d’une nouvelle formation. Conclusion : L’arrêt cardiaque est un évènement rare dans une carrière de médecin généraliste, sa probabilité de survenue augmente avec l’ancienneté. Cette expérience est liée à une charge émotionnelle forte chez les médecins généralistes du secteur. L’actualisation des connaissances et l’équipement d’un défibrillateur nous semblent indispensables pour prendre en charge au mieux un patient victime d’arrêt cardiaque extra-hospitalier au cabinet.
- Directeur(s) de thèse : Poupart, Fanny
AUTEUR
- Carré, Héloïse
