État des lieux de la prise en charge de la pancréatite chronique en France : analyse rétrospective à partir de 82 362 patients
- Pancréatite chronique
- parcours thérapeutique
- chirurgie pancréatique
- Pancréatite
- Maladies chroniques
- Échec thérapeutique (médecine)
- Facteurs de risque
- Pancréatite chronique
- Prise en charge de la maladie
- Échec thérapeutique
- Facteurs de risque
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Chirurgie digestive et générale
- Identifiant : 2026ULILM045
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 13/03/2026
Résumé en langue originale
Objectifs : Évaluer les stratégies de prise en charge de la Pancréatite Chronique (PC) en France en situation clinique réelle, et identifier des facteurs de risque d’échec de traitement. Contexte : Bien que plusieurs essais randomisés aient démontré un bénéfice de la chirurgie précoce dans la PC, ces conclusions n’ont pas été analysées chez un grand nombre de patients en pratique clinique courante. Méthodes : Cette étude observationnelle rétrospective multicentrique nationale a inclut plus de 82 000 patients avec un diagnostic de PC. Les résultats des patients traités par endoscopie interventionnelle ou par chirurgie ont été comparés, avec un succès du traitement défini par un arrêt des traitements antalgiques de palier 3 après intervention. Des analyses multivariées ont été réalisées afin d’identifier des facteurs de risque d’échec du traitement. Résultats : Parmi les patients qui ont été opérés, une stratégie d’endoscopie première a été associée à un taux d’arrêt du traitement par opioïdes forts inférieur à la chirurgie seule (48.4% vs 55.3% ; p < 001). Les endoscopies préalables (OR = 1.29, 95% CI [1.04–1.61] ; p = 0.02) et la thérapie prolongée par opioïdes forts en pré-opératoire (OR = 7.01, 95% CI [5.23–9.40] ; p < 0.001) ont été identifiés comme des facteurs prédictifs d’échec de la chirurgie. De même, la prise prolongée d’opioïdes forts serait un facteur de risque d’échec de l’endoscopie interventionnelle (OR = 8.98, 95% CI [7.64–10.56] ; p < 0.001). Chez les patients traités exclusivement par endoscopie, la pose d’endoprothèse Wirsungienne est également associée à un risque plus élevé d’échec du traitement (OR = 1.18, 95% CI [1.03–1.35] ; p = 0.02). Conclusions : La prise en charge chirurgicale précoce apparaît comme plus efficace qu’une stratégie de prise en charge endoscopique première sur le contrôle de la douleur à long terme, chez les patients qui ont finalement été opérés dans leur parcours. Le traitement prolongé par opioïdes forts représente un important facteur de risque d’échec des thérapies, soulignant l’importance d’une prise en charge globale précoce, multidisciplinaire, et d’une évaluation chirurgicale rapide.
- Directeur(s) de thèse : El Amrani, Mehdi
AUTEUR
- Joseph, Alexandrine

