Rôle du médecin généraliste dans la prise en charge des femmes victimes de violences conjugales, au-delà du dépistage et de l’orientation : une étude observationnelle
- Violences conjugales
- violences entre partenaires intimes
- féminicide
- médecine générale
- Violence conjugale
- Violence envers les femmes
- Prise en charge personnalisée du patient
- Médecins généralistes
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Violence conjugale
- Femmes victimes de violence
- Prise en charge personnalisée du patient
- Médecins généralistes
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM016
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 23/01/2026
Résumé en langue originale
Introduction : En France en 2024, 272 400 femmes ont été victimes de violences conjugales (VC). Ces dix dernières années ont vu des avancées sociétales et législatives importantes. En médecine générale, le repérage des VC et l’orientation des patientes sont encouragés. Cette recherche étudie le rôle du généraliste dans la suite de la prise en charge (PEC) des victimes, l’impact des formations et les besoins des praticiens. Matériel et Méthodes : Etude quantitative observationnelle via questionnaire anonyme, élaboré après bibliographie, diffusé via les réseaux sociaux et groupements de médecins, de févier à juillet 2025 en France. Analyse avec Excel® et Python® ; indépendance des variables testée par Chi², significativité si p<0,05. Résultats : 2/3 des médecins ne sont pas à l’aise avec le repérage et la PEC des VC ou ne se positionnent pas. Plus de 1/2 pratiquent le repérage et près des 3/4 ont déjà suivi une victime. Plus de 70% identifient un rôle dans l’initiation et la suite de la PEC. Seul 1/2 proposent une évaluation de la santé globale. Le lien entre VC et certaines pathologies chroniques est reconnu pour 40% à 90% selon la pathologie. 3/4 avaient déjà suivi une formation, surtout une sensibilisation. Les obstacles au suivi sont : manque de temps, de formation, difficulté à comprendre les mécanismes des VC, méconnaissance des structures pour la PEC globale. Les médecins formés sont plus à l’aise face aux VC (40% vs 16% des non formés, p < 0,01, si formation courte plus que sensibilisation) et déclarent plus souvent : considérer le psycho traumatisme 74% vs 57%, respecter la temporalité 86% vs 68%, p<0,01, avoir un rôle en première consultation, mais des lacunes persistent. Ils sont demandeurs de formations courtes, guides pratiques, contacts directs avec les structures. Conclusion : Les généralistes ont un rôle de PEC globale et durable. La formation systématique (2e et 3e cycle des études médicales, puis formation continue) est nécessaire, intégrant les rôles multiples des médecins, au-delà de la PEC initiale. Le développement et la connaissance des structures est indispensable.
- Directeur(s) de thèse : Matis, Richard
AUTEUR
- Claudel Toni, Gayané
