Vaccination anti-HPV chez les femmes entre 19 et 26 ans : entre recommandations et pratiques
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- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM015
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 23/01/2026
Résumé en langue originale
Introduction : Le papillomavirus humain est responsable de la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus et de bien d’autres cancers de localisations diverses telles que le vagin, la vulve ou l’anus. Ce virus infecte 80% de la population au cours de leur vie. Dans la majorité des cas le virus est éliminé par le système immunitaire en deux ans mais il peut persister et entrainer des lésions cellulaires du col utérin que l’on appelle aussi dysplasies. En 2024, le vaccin était un moyen efficace de prévenir les dysplasies chez les femmes non infectées par le HPV et des études démontraient aussi l’efficacité du vaccin en prévention secondaire chez les femmes ayant déjà été en contact avec le HPV. Pourtant, les recommandations de rattrapage vaccinal ne s’étendaient pas au-delà de 19 ans chez les femmes mais permettaient aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes d’être vaccinés jusqu’à l’âge de 26 ans. Comment les praticiens s’adaptaient-ils à cette discordance ? Matériel et méthode : L’objectif principal de cette thèse était d’étudier les pratiques des médecins généralistes et gynécologues concernant le rattrapage vaccinal anti-HPV chez les femmes de plus de 19 ans en France. Pour ce faire nous avons réalisé une étude descriptive transversale à l’aide d’un questionnaire anonyme, diffusé par mail à des médecins généralistes et gynécologues dans toute la France sur une période allant de septembre 2024 à mai 2025. Résultats : Cette étude a permis de montrer que 13,9% des médecins interrogés proposaient systématiquement le rattrapage vaccinal contre le papillomavirus à leurs patientes de plus de 19 ans, 14,5% souvent et 34,5% parfois, malgré l’absence de recommandations sur cette tranche d’âge lors de la diffusion du questionnaire. Conclusion : En mai 2025, de nouvelles recommandations de la Haute autorité de santé sont venues confirmer la nécessité d’une extension vaccinale en incluant les femmes de 19 à 26 ans dans la cohorte de rattrapage. Notre étude a permis de décrire les pratiques des médecins avant la parution de ces recommandations et ainsi de mettre en lumière les freins à une prévention optimale tels que le coût de la vaccination et le manque d’informations scientifiques.
- Directeur(s) de thèse : Pignolé-Serman, Fanny
AUTEUR
- Ahr, Juliette
