Titre original :

Conduite automobile après implantation d’un défibrillateur sous-cutané : incidence des chocs et respect des restrictions

Mots-clés en français :
  • Défibrillateur sous-cutané
  • restrictions de conduite automobile
  • chocs électriques internes
  • prévention primaire
  • prévention secondaire

  • Conduite automobile
  • Défibrillateurs implantables
  • Prévention primaire
  • Prévention secondaire
  • Conduite automobile
  • Défibrillateurs implantables
  • Prévention primaire
  • Prévention secondaire
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Cardiologie et maladies vasculaires
  • Identifiant : 2025ULILM338
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 10/10/2025

Résumé en langue originale

Introduction : La conduite automobile est un enjeu d’autonomie et de sécurité publique. Chez les patients porteurs d’un défibrillateur automatique implantable (DAI), le risque de perte de connaissance peut imposer des restrictions réglementaires. Ces recommandations sont principalement issues de cohortes de DAI endocavitaires et l’extrapolation de ces données à la population particulière des patients implantés d’un défibrillateur sous cutané (S-ICD) est incertaine. Nous avons évalué chez les patients implantés d’un S-ICD si ces restrictions transitoires (après implantation du DAI : 1 mois en prévention primaire, 3 mois en prévention secondaire) semblaient adaptées. Matériel et méthode : Étude observationnelle rétrospective monocentrique, menée au CHU de Lille entre 2015 et 2024, incluant l’ensemble des patients primo-implantés d’un S-ICD et suivis en télésurveillance. Le critère principal était l’incidence des chocs électriques internes (CEI) pendant la période réglementaire de restriction (M1 en prévention primaire, M1 à M3 en prévention secondaire) comparativement à la période ultérieure jusqu’à M12. Des questionnaires standardisés remis à un échantillon représentatif de la cohorte ont évalué les habitudes de conduite, le niveau d’information et l’adhésion aux restrictions. Résultats : Un total de 538 patients a été inclus. L’âge moyen était de 48 ans, 78% étaient des hommes, 54,5% ont été implantés en prévention primaire. Parmi les 154 patients ayant répondu au questionnaire, 86,4% possédaient au moins un permis, dont 9,1% un permis professionnel. Seuls 34,1% déclaraient avoir été informés des restrictions avant implantation contre 58,5% après. L’adhésion globale aux recommandations atteignait 57,8% (55,4% en prévention primaire, 61,1% en prévention secondaire, p=0,642). Durant le suivi, 47 patients sur 538 (8,7%) ont présenté au moins un CEI. Aucune sur-incidence de CEI n’a été observée au cours des périodes réglementaires précoces : prévention primaire RR=1,98 (IC95% 0,58– 6,80 ; p=0,223), prévention secondaire RR=1,26 (IC95% 0,55–2,90 ; p=0,655). En revanche, après un premier CEI délivré, le risque de récidive était multiplié par 6 dans le mois suivant (RR=6,33 ; IC95% 1,79–22,4 ; p=0,005). Conclusion : Dans notre population spécifique de patients primo-implantés d’un S-ICD nous n’avons pas objectivé de surrisque de thérapie durant les périodes de restriction post implantation. Cela suggère que ces délais pourraient être réévalués.

  • Directeur(s) de thèse : Klein, Cédric

AUTEUR

  • Ndounkeu, Hélène
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