État des lieux des soins non programmés à la maison de santé pluriprofessionnelle de Râches en 2024-2025
- Soins de santé primaires
- médecine de premier recours
- urgences
- médecine générale
- éducation du patient comme sujet
- Soins de santé primaires
- Maisons de santé
- Urgences en médecine générale
- Éducation des patients
- Soins de santé primaires
- Centres de santé communautaires
- Urgences
- Éducation du patient comme sujet
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM489
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 09/12/2025
Résumé en langue originale
Contexte : Les SNP représentent une part importante de l’activité des médecins généralistes, mais restent mal quantifiés. Dans un contexte d’augmentation de la demande de soins, de baisse de l’offre médicale et de surcharge des urgences, les médecins de premier recours sont fortement sollicités. La MSP de Râches, située en zone sous-dotée, assure quotidiennement des SNP. Mieux connaître leur volume et leurs caractéristiques permettrait d’adapter l’organisation interne et de mieux répondre aux besoins du territoire, mais aussi de mettre en oeuvre des actions de prévention. Méthode : Il s’agit d’une étude descriptive, observationnelle, rétrospective et monocentrique menée à la MSP de Râches sur un an. Tous les SNP réalisées au sein de la MSP ont été inclus. Les données ont été recueillies à partir du dossier médical informatisé et analysées sous Excel et R. Le recueil portait sur le profil des patients, les motifs, les diagnostics posés et les prescriptions réalisées (ordonnances, arrêts de travail et adressages). Les motifs et diagnostics ont été regroupés à postériori en grandes catégories suivant une démarche ad hoc afin de faciliter l’analyse statistique. Résultats : Sur un an, 1760 SNP ont été réalisés, soit 31,4 % de l’activité. L’âge médian était de 29 ans, 57,5 % des patients étaient des femmes et 19,9 % bénéficiaient de la C2S. Le délai médian de consultation était de 3 jours. Les motifs les plus fréquents étaient les signes généraux, les symptômes respiratoires, les douleurs ostéo-articulaires et les symptômes de la sphère ORL, la toux étant le premier motif déclaré. Les diagnostics étaient dominés par les infections virales (36,1 %) puis bactériennes (19,9 %), suivies des rachialgies et des troubles anxieux/dépressifs. Une ordonnance de pharmacie était délivrée dans 82,1 % des cas. Conclusion : Une organisation interne adaptée, au sein de la MSP et une meilleure articulation territoriale semblent nécessaires pour orienter correctement les patients mais aussi permettre une prise en charge complète ambulatoire. La mise en oeuvre d’actions de prévention, en particulier pour la gestion des affections bénignes, pourrait permettre aux patients de gagner en autonomie et de limiter le recours aux SNP.
- Directeur(s) de thèse : Duriez, Sylvain
AUTEUR
- Nieuwjaer, Ombeline

