Faisabilité du dépistage de la dépression du post-partum en médecine générale dans les Hauts-de-France (via l'utilisation de l'échelle EPDS)
- Dépression du post-partum (DPP)
- dépression post-natale (DPN)
- edimburg- post-partum dépression scale (EPDS)
- médecine générale (MG)
- Dépression du post-partum
- Médecins généralistes
- Diagnostic précoce
- Échelles d'évaluation psychiatrique
- Dépression du postpartum
- Médecins généralistes
- Diagnostic précoce
- Échelles d'évaluation en psychiatrie
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM487
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 28/11/2025
Résumé en langue originale
Contexte : La dépression du post-partum (DPP) concerne environ une femme sur six, reste sous-diagnostiquée et entraîne des conséquences importantes pour la mère et l'enfant. L'EPDS (Edimburgh Postnatal Depression Scale), validée en français, constitue un outil de dépistage pertinent. Le médecin généraliste, acteur de première ligne, pourrait jouer un rôle clé, mais aucune organisation de dépistage systématique n'existe actuellement en France. Matériel et Méthodes : Étude observationnelle transversale menée entre novembre 2024 et août 2025 auprès de MG installés, remplaçants et internes en SASPAS des Hauts-de- France. Après une formation distancielle sur la DPP et l'EPDS, les participants ont utilisé l'échelle pendant au moins trois mois. Un questionnaire diffusé en juillet-août 2025 a recueilli les données sociodémographiques, l'usage de l'outil, les freins et les perceptions cliniques. Résultats : 50 des 53 participants ont répondu au questionnaire (médiane d'âge : 31,5 ans ; 88 % de femmes). 80% ont utilisé l'EPDS, en médiane une fois par mois, permettant un diagnostic médian d'une DPP sur la durée de l'étude. L'outil était jugé facile d'intégration, utile pour le diagnostic et la communication, et bien accepté par les patientes (92,5-95 %). Les principaux freins identifiés étaient le manque de temps, l'oubli, la charge cognitive et la rigidité perçue de l'échelle. Aucun facteur professionnel étudié n'était significativement associé à la volonté de réutiliser l'EPDS. Conclusion : L'EPDS apparaît faisable et bien acceptée en médecine générale. Malgré des obstacles organisationnels et l'absence de cadre institutionnel, son intégration semble pertinente pour améliorer le repérage précoce de la DPP. Une réflexion sur la systématisation du dépistage et la structuration d'un parcours post-partum en soins primaires est nécessaire.
- Directeur(s) de thèse : Bodein, Isabelle
AUTEUR
- Debove, Marie
