Effets des agonistes du récepteur GLP-1 sur la vidange gastrique et le risque d’inhalation périopératoire : étude de cohorte rétrospective au CHU de Lille
- Inhalation
- GLP-1
- anesthésie
- échographie gastrique
- Diabètes
- Entéroglucagon
- Vidange gastrique
- Anesthésie en gastroentérologie
- Suivi de cohortes de malades
- Diabète
- Agonistes du récepteur du peptide-1 similaire au glucagon
- Vidange gastrique
- Inhalation du contenu gastrique
- Anesthésie générale
- Études de cohortes
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Anesthésie Réanimation
- Identifiant : 2025ULILM466
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 14/11/2025
Résumé en langue originale
Contexte : Les agonistes du récepteur du GLP-1 (GLP-1 RA) représentent une avancée majeure dans le traitement du diabète et de l’obésité, avec des indications en constante expansion. Plusieurs études ont rapporté une stase gastrique persistante malgré un jeûne conforme aux recommandations, soulevant des interrogations sur la conduite anesthésique à tenir. Cette étude vise à évaluer la prévalence des vomissements, inhalations et stases gastriques chez les patients traités par GLP-1 RA au bloc opératoire. Matériel et méthodes : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique menée au CHU de Lille entre septembre 2008 et mai 2025. Ont été inclus tous les patients majeurs traités par GLP-1 RA ayant bénéficié d’une anesthésie générale ou d’une sédation. Le critère principal était la survenue de vomissements ou d’inhalation en période périopératoire ; les critères secondaires incluaient la désaturation péri-intubation et la réalisation d’une échographie gastrique préopératoire. Résultats : Sur 3 176 anesthésies analysées, une échographie gastrique a été réalisée dans deux cas (0,06 %). L’intubation oro-trachéale était la modalité d’abord la plus fréquente (54 %), et 40 % des patients ont reçu un curare, majoritairement du rocuronium. Vingt-quatre événements digestifs ont été recensés (0,76 %) : deux inhalations confirmées lors de la ventilation au masque avant intubation, seize épisodes de nausées-vomissements postopératoires (0,50 %) et deux stases gastriques aspirées sans inhalation (0,06 %). Une désaturation péri-intubation a été rapportée dans 25,1 % des cas. Conclusion : Seuls deux cas d’inhalation confirmée ont été observés, suggérant un risque clinique très faible malgré la stase gastrique fréquente. Ces données soutiennent une prise en charge anesthésique individualisée, incluant l’échographie gastrique préopératoire et, si nécessaire, l’induction en séquence rapide. Des études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats et orienter les recommandations futures.
- Directeur(s) de thèse : Huz, Christophe
AUTEUR
- Mongrelet - Gruyelle, Antoine
