La PrEP en cabinet de médecine générale : pratique actuelle dans le Nord et le Pas-de-Calais depuis l’extension de la primo-prescription à l’ensemble des médecins
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- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM447
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 05/11/2025
Résumé en langue originale
Introduction : En 2024, on recensait dans le monde 39,9 millions de personnes vivant avec le VIH parmi lesquelles 1,3 millions de nouvelles séroconversions et 630.000 décès. En France, en 2023, le nombre de découvertes de séropositivité au VIH est estimé à 5500. Face à la diminution de la prescription de la prophylaxie préexposition (PrEP) pendant la pandémie de la Covid-19, la HAS propose des réponses rapides dans le cadre de l’urgence sanitaire : l’extension de la primo-prescription de la PrEP à l’ensemble des médecins le 1er juin 2021. Objectif : Évaluer les pratiques de prescription de la PrEP en cabinet de MG du Nord-Pas-de- Calais depuis l’extension de la primo-prescription à l’ensemble des médecins. Matériel et méthode : Étude quantitative, observationnelle, descriptive, déclarative réalisée auprès des MG exerçant dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Le critère de jugement principal est le pourcentage de médecins généralistes prescrivant la PrEP depuis l’extension de la primo-prescription. Les critères de jugement secondaires sont le pourcentage des différents facteurs limitants la prescription de la PrEP en cabinet de médecine générale dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Résultats : 117 réponses à notre questionnaire ont été obtenues de septembre 2024 à mai 2025. Notre étude révèle que 34,5% des médecins interrogés ont déjà réalisé une primo-prescription de la PrEP en cabinet de médecine générale. La primo-prescription est influencée par le type de structure dans laquelle le médecin exerce (p=0,028), le niveau de connaissance de la PrEP (p=0,00003). Les médecins qui réalisent la primo-prescription ne pensent pas que la PrEP puisse encourager les conduites sexuelles à risque (p=0,030) et estiment le suivi clinico-biologique peu chronophage (p=0,010). Discussion : L’extension de la primo-prescription de la PrEP à l’ensemble des médecins place le MG au centre de la prise en charge et du suivi des patients souhaitant bénéficier de la PrEP. Le développement des campagnes d’information et d’outils de formation pourrait renforcer la connaissance de ce dispositif par les médecins et améliorer son accessibilité pour les patients.
- Directeur(s) de thèse : Fostier, Orphyre
AUTEUR
- Balcer, Romain

