Étude de prévalence des chutes inexpliquées chez les sujets âgés de 75 ans et plus avec indication d'un monitoring cardiaque implantable évalués en hôpital de jour « chute »
- Chute inexpliquée
- holter implantable
- patients âgés
- Chutes (accidents) -- Chez la personne âgée
- Arythmie
- Monitorage médical
- Chutes accidentelles
- Troubles du rythme cardiaque
- Mesure de la fréquence cardiaque
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Gériatrie
- Identifiant : 2025ULILM439
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 29/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : La chute du sujet âgé représente un problème de santé publique de par sa fréquence, ses complications et leur impact économique. Les chutes chez le sujet âgé sont le plus souvent d'origine multifactorielle, mais lorsqu'aucune étiologie n'est retrouvée après un bilan complet, elles sont dites « inexpliquées ». Des études suggèrent que des troubles du rythme cardiaque pourraient en être la cause. L'ESC recommande la pose d'un monitoring cardiaque implantable (MCI) dans ces situations, mais son utilisation en pratique reste rare. La prévalence des chutes inexpliquées potentiellement éligibles à la pose d'un MCI reste mal définie en gériatrie. L'objectif de notre étude est d'évaluer la prévalence des chutes inexpliquées chez les patients âgés de 75 ans et plus relevant théoriquement de la pose d'un MCI au décours d'un HDJ chute. Méthodologie : Étude observationnelle rétrospective descriptive menée dans deux centres : le CHU de Lille, entre novembre 2023 et avril 2024 et l'Hôpital Saint Philibert entre janvier 2024 et juin 2024. Ont été inclus tous les patients successifs âgés de 75 ans et plus, évalués en HDJ pour une chute. Pour chaque patient, une évaluation pluridisciplinaire permettait de classer les chutes comme « expliquées » ou « inexpliquées ». Résultats : 139 patients ont été inclus, dont trois ont présenté au moins 2 chutes inexpliquées. Aucun n'a bénéficié d'une implantation de MCI. Ces patients semblaient avoir un profil différent de ceux avec chutes expliquées (plus jeunes, moins comorbides), néanmoins le faible effectif ne permettait pas de conclure. Conclusion : Dans notre étude, la proportion de patients âgés présentant des chutes inexpliquées est faible et le recours au MCI est nul. Ces résultats peuvent refléter la sélection en hôpital de jour d'une population particulière et des travaux similaires en médecine aiguë et/ou ortho-gériatrie pourraient être intéressants.
- Directeur(s) de thèse : Averlant, Lorette
AUTEUR
- Mouton-Grégoire, Elise

