Périméniscite en IRM comme potentiel facteur prédictif d’efficacité à 1 mois d’une infiltration échoguidée du mur méniscal médial dans les méniscopathies dégénératives : étude rétrospective
- Périméniscite
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- infiltration
- IRM
- Ménisque médial
- Injections
- Imagerie par résonance magnétique
- Gonalgie
- Ménisque
- Injections articulaires
- Résultat thérapeutique
- Imagerie diagnostique
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Radiodiagnostic et imagerie médical
- Identifiant : 2025ULILM419
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 23/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte — Les gonalgies touchent environ 25 % des adultes et les lésions méniscales dégénératives en constituent une cause majeure. L’IRM constitue l’examen de référence pour leur évaluation et peut révéler des anomalies associées, dont la périméniscite, définie comme une inflammation des tissus mous péri-méniscaux. Rarement décrite dans la littérature, sa signification clinique reste méconnue, bien que la richesse vasculo-nerveuse de l’environnement périméniscal suggère un rôle dans la douleur et un intérêt potentiel pour les infiltrations échoguidées. Objectif : Évaluer l’association entre la présence d’une périméniscite en IRM et l’efficacité à 1 mois d’une infiltration périméniscale échoguidée de corticoïdes, dans le cadre d’une méniscopathie dégénérative symptomatique. Méthodes — Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique incluant des adultes ayant une première infiltration périméniscale médiale échoguidée dans notre centre entre janvier 2019 et décembre 2020, avec une IRM récente retrouvant une lésion méniscale médiale dégénérative. Les patients ayant une lésion post-traumatique, inflammatoire, tumorale ou une chirurgie du genou ont été exclus. Une régression logistique multivariée a été réalisée pour évaluer la probabilité d’une amélioration clinique à 1 mois d’une infiltration périméniscale de corticoïdes en présence d’une périméniscite et en prenant en compte l’âge. Nous avons défini l’amélioration clinique comme une disparition complète de la douleur, ou une diminution suffisante pour ne pas nécessiter de traitement complémentaire. Résultats — Les 67 patients inclus avaient un âge médian de 55 ans (Q1–Q3 : 46–61) et 55,2 % étaient des femmes. L’infiltration était efficace chez 71,4 % des patients avec périméniscite (40/56), contre 45,5 % chez ceux sans périméniscite (5/11). En analyse brute, la présence d’une périméniscite n’était pas significativement associée à l’efficacité (OR : 3,00 ; IC95 % [0,80–11,80] ; p = 0,157). En analyse multivariée ajustant sur l’âge, la périméniscite était indépendamment associée au succès du traitement (OR ajusté = 9,74 ; IC95 % [1,83–68,40] ; p < 0,01), tandis que l’âge était inversement corrélé à l’efficacité (OR ajusté = 0,93 par an ; IC95 % [0,88–0,98] ; p < 0,01). Conclusion — La périméniscite en IRM est un potentiel facteur prédictif d’efficacité à 1 mois aux infiltrations périméniscales échoguidées de corticoïdes dans les lésions méniscales médiales dégénératives, indépendamment de l’âge.
- Directeur(s) de thèse : Badr, Sammy
AUTEUR
- Sandre, Pauline
