Titre original :

Survenue d’hémorragie digestive à l’arrêt des IPP au long cours chez les patients âgés de plus de 75ans : une série de cas au CHU de Lille

Mots-clés en français :
  • Hémorragie digestive
  • dé-prescription
  • IPP
  • gériatrie

  • Inhibiteurs de la pompe à protons
  • Hémorragie digestive
  • Déprescription médicamenteuse
  • Inhibiteurs de la pompe à protons
  • Hémorragie gastro-intestinale
  • Déprescriptions
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Gériatrie
  • Identifiant : 2025ULILM404
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 22/10/2025

Résumé en langue originale

Introduction. L’utilisation prolongée des IPP est associée à un risque accru d’effets indésirables et/ou de complications, particulièrement chez la personne âgée. Des recommandations de déprescription des IPP existent, mais l’arrêt des IPP peut s’accompagner d’un rebond d’acidité gastrique. L’objectif est d’analyser les données des patients de plus de 75 ans ayant présenté un événement digestif grave (EDG) à la suite de l’arrêt d’un traitement par IPP pris au long cours. Patients et méthode. Analyse rétrospective des données des patients de plus de 75 ans hospitalisés au CHU de Lille entre le 1 er janvier 2023 et le 31 décembre 2023, et ayant présenté un EDG – codage PMSI selon la CIM-10 – à la suite de l’arrêt d’un traitement par IPP pris au long cours. L’IPP devait être arrêté depuis au moins 3 jours et au maximum 6 mois. Résultats . Parmi les 285 patients âgés ayant présenté un EDG, 11 patients avaient eu un arrêt d’IPP dans les jours ou semaines précédant (3.8%). Les patients recevaient l’IPP avec une durée médiane de traitement de 4,5 ans au moment de l’arrêt. Il s’agissait d’un arrêt volontaire du traitement IPP (n= 8, 72 %) ; l’IPP a été arrêté progressivement chez 3 patients, « brutalement » chez 8 patients. Le délai médian d’apparition de l’EDG était de 22 jours, avec un quart des patients présentant un EDG dans la première semaine après l’arrêt, et un dernier quart au-delà d’un mois et demi. Les lésions observées étaient souvent sévères, avec une oesophagite de grade D (n = 2) et de grade C (n = 1), un ulcère classé Forrest III (n=3) et Forrest II (n=2). Deux patients n’ont pu avoir de FOGD (situation hémodynamique précaire). Discussion. L’arrêt d’un IPP pris au long cours peut s’accompagner de la survenue d’EDG, motivant une hospitalisation ou une prolongation d’hospitalisation. Si les IPP sont surprescrits et maintenus au long cours de manière inappropriée, il convient d’être particulièrement vigilant sur les indications de leur déprescription – le motif de prescription initiale n’étant parfois pas connu – et sur les modalités de leur arrêt. Une déprescription progressive est préférable, et l’initiation de la déprescription pendant une hospitalisation probablement pas optimale.

  • Directeur(s) de thèse : Gaxatte, Cédric

AUTEUR

  • Berger, Marion
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