Titre original :

Faisabilité des plans de soins anticipés en médecine aiguë gériatrique chez les patients âgés à haut risque de décès : le point de vue des gériatres

Mots-clés en français :
  • Soins anticipés
  • médecine aiguë gériatrique
  • risque de décès

  • Plans de soins
  • Personnes âgées -- Soins hospitaliers
  • Mortalité
  • Planification anticipée des soins
  • Hospitalisation
  • Mortalité hospitalière
  • Gériatres
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Gériatrie
  • Identifiant : 2025ULILM388
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 17/10/2025

Résumé en langue originale

Introduction : Le vieillissement démographique s’accompagne d’une hausse des hospitalisations répétées chez les personnes âgées, souvent sans réelle anticipation des soins de fin de vie. Dans ce contexte, les plans de soins anticipés (PSA) représentent un outil clé encore trop peu utilisé, notamment en médecine aiguë gériatrique (MAG). L’objectif de notre étude était d’analyser la perception des gériatres quant à la faisabilité des PSA au sein d’un service de MAG. Méthode : Etude qualitative transversale multicentrique, qui s’est déroulée en trois phases successives : i) identification des patients à haut risque de décès hospitalisés dans les services de MAG via le score DAMAGE ii) recueil des PSA élaborés auprès des patients identifiés comme à haut risque lors de la première phase par les gériatres du service; iii) réalisation d’entretiens semi-dirigés auprès des gériatres de MAG afin d’analyser leur perception de la mise en oeuvre des PSA dans le service. Les verbatims d’entretiens ont ensuite été analysés puis classés en thèmes. Résultats : Six gériatres ont participé à l’étude et ont identifié 49 patients présentant un haut risque de décès, pour lesquels aucun PSA n’a été formalisé à la sortie d’hospitalisation. L’analyse thématique des entretiens a fait émerger trois axes principaux expliquant cette absence de mise en oeuvre : le service de MAG est considéré comme un lieu non adapté à la pratique des PSA ; le manque de connaissance des soignants, des patients et des familles autour des PSA ; et le manque de liens entre hospitalisation et ville. Conclusion : Notre étude souligne l'absence de rédaction de PSA malgré l’identification de patients à haut risque, en raison de freins organisationnels, et appelle à une stratégie pluridisciplinaire pour intégrer les PSA dans le parcours de soins.

  • Directeur(s) de thèse : Visade, Fabien

AUTEUR

  • Bourjot, Marc
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