Titre original :

État des pratiques sur le renouvellement des inhibiteurs de la pompe à protons par les médecins généralistes installés et remplaçants en ambulatoire du Nord et du Pas-de-Calais chez les patients chroniques de plus de 65 ans, étude quantitative

Mots-clés en français :
  • IPP
  • réévaluation
  • represcription
  • recommandation
  • déprescription

  • Maladies chroniques
  • Inhibiteurs de la pompe à protons
  • Prescription médicamenteuse
  • Recommandations sur le bon usage des médicaments
  • Médecins généralistes
  • Maladie chronique
  • Inhibiteurs de la pompe à protons
  • Ordonnances médicamenteuses
  • Directives de santé publique
  • Médecins généralistes
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2025ULILM308
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 07/10/2025

Résumé en langue originale

Contexte : Les inhibiteurs de la pompe à protons sont une classe thérapeutique largement prescrite en médecine générale, particulièrement chez les patients âgés de plus de 65 ans. Ces traitements figurent sur des ordonnances au long cours renouvelées malgré des recommandations strictes de la HAS quant à leurs indications. Quelle est la pratique des médecins généralistes installés et remplaçants quant à la réévaluation des IPP au long cours chez les plus de 65 ans ? Quel est le taux de represcription et quels sont les facteurs qui l’influencent ? Méthode : Étude quantitative et observationnelle transversale réalisée via un questionnaire informatisé transmis aux médecins remplaçants et installés dans le Nord (59) et dans le Pas-de-Calais (62). Résultats : 103 médecins ont participé. Les IPP étaient prescrits chez un tiers des patients chroniques âgés de plus de 65 ans. 75% des médecins déclaraient réévaluer régulièrement, et 50% mentionnaient les critères d’arrêt. La represcription restait fréquente (61%). 50% des médecins prescrivaient par manque de temps, et 75 % sans tenir compte du prix. La réévaluation était corrélée à l’âge du praticien (p=0,04), au statut installé (p=0,006), à la connaissance de la fiche HAS (p=0,015), au manque de temps (p<0,001), à la proportion de la patientèle sous IPP (p=0,022) et aux informations délivrées aux patients (durée et effets indésirables (p<0,001)). La represcription était liée à la fréquence de réévaluation du traitement par IPP (p=0,023). Conclusion : La réévaluation des IPP reste partielle et la represcription fréquente, surtout chez les jeunes et les remplaçants, tandis que les médecins installés et plus âgés réévaluent davantage. Ce processus est limité par le manque de temps en consultation et par le défaut d’informations délivrées aux patients favorisant la represcription. Une relation médecin-patient de confiance semble favoriser la réévaluation des IPP. Une campagne par l’Assurance Maladie auprès des patients sur les mésusages médicamenteux pourrait faciliter leur déprescription.

  • Directeur(s) de thèse : Ammeux, Franck

AUTEUR

  • Blanchard, Ylona
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