Pronostic et caractéristiques cliniques des cancers bronchiques à petites cellules ayant bénéficié d’un traitement local pour une oligoprogression ou oligorécurrence
- Cancer bronchique non à petite cellules
- oligoprogression
- oligorécurrence
- immunothérapie
- chimiothérapie
- radiothérapie
- Poumon -- Cancer à petites cellules
- Poumon -- Cancer à petites cellules
- Évolution de la maladie
- Métastases
- Pronostic (médecine)
- Carcinome pulmonaire à petites cellules
- Radiothérapie
- Évolution de la maladie
- Métastase tumorale
- Pronostic
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Pneumologie
- Identifiant : 2025ULILM311
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 07/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : La place des traitements locaux, tels que la chirurgie ou la radiothérapie, dans les cancers bronchiques à petites cellules (CBPC) en situation d’oligoprogression ou d’oligorécurrence reste mal définie. L’objectif de notre étude était de décrire en situation de vie réelle, les caractéristiques cliniques et le pronostic des patients atteints d’un CBPC traité localement pour une oligoprogression ou une oligorécurrence. Méthodes : tous les patients consécutifs suivis pour un CBPC au CHU de Lille et au CHU de Strasbourg, pour lesquels un traitement local a été validé en RCP dans le cadre d’une oligoprogression ou oligorécurrence entre janvier 2013 et mars 2024 ont été inclus. Les données cliniques et les caractéristiques des traitements locaux utilisés ont été recueillies rétrospectivement à partir des dossiers médicaux électroniques. Résultats : Parmi les 850 patients traités pour CBPC durant la période de l’étude, 97 patients ont pu être inclus et 84 ont effectivement bénéficié d’un traitement local pour une oligoprogression (n=47) ou d’une oligorécurrence (n=37). Au moment de l’oligoprogression ou de l’oligorécurrence, 82,1% des patients étaient pris en charge pour une maladie de stade étendu ou de stade limité non accessible à un traitement local curatif. Le cerveau représentait le site prédominant d’oligoprogression ou d’oligorécurrence (71%). La radiothérapie conformationnelle était le traitement local le plus utilisé (66,7%), suivie de la radiothérapie stéréotaxique (31%) et de la chirurgie (2.4%). Des effets indésirables de grade ≥3 n’ont été observés que chez 2,4% des patients traités. Après un suivi médian de 11,9 mois, la survie globale (SG) médiane et la survie sans progression (SSP) médiane, mesurées à partir de la date de début du traitement local étaient respectivement de 12,4 mois, IC 95%(10,7-18,9 mois), et 3,4 mois, IC 95%(2,4-4,5 mois). Un état général conservé (PS 0–1) était associé à une meilleure SG (HR 0,50 ; IC 95 % : 0,26–0,97 ; p = 0,018). La SSP était significativement plus longue chez les patients traités pour un CBPC de stade limité (HR 0,52 ; IC 95 % : 0,31–0,89 ; p = 0,016) ou présentant cinq métastases ou moins (HR 0,59 ; IC 95 % : 0,37–0,94 ; p = 0,038). La majorité des progressions observées après traitement local survenait à distance des sites traités (94 %). Conclusions : Cette étude montre que l’utilisation de traitements locaux pour contrôler une oligoprogression ou une oligorécurrence dans les CBPC n’est pas une situation exceptionnelle en routine clinique. Si cette stratégie est globalement bien tolérée, son efficacité demeure limitée. De nouvelles études sont cependant nécessaires pour préciser sa place à l’ère de l’immunothérapie et du développement du tarlatamab.
- Directeur(s) de thèse : Baldacci, Simon
AUTEUR
- Mathieu, Adrien

