Titre original :

Effets d’un programme d’entraînement structuré d'une durée de trois mois en présentiel versus en distanciel sur les excursions et la variabilité glycémiques ainsi que l'activité physique avec le rôle modulateur du sommeil chez les adultes vivant avec un diabète de type 2

Mots-clés en français :
  • Diabète de type 2
  • excursions glycémiques
  • variabilité glycémique
  • sommeil
  • entrainement structuré

  • Diabète non-insulinodépendant
  • Glucose sanguin
  • Thérapeutique par l'exercice
  • Sommeil -- Physiologie
  • Diabète de type 2
  • Glycémie
  • Traitement par les exercices physiques
  • Sommeil
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Endocrinologie et métabolismes
  • Identifiant : 2025ULILM307
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 07/10/2025

Résumé en langue originale

Objectifs : Le diabète de type 2 est une maladie métabolique chronique à prévalence élevée en France et dans le monde, représentant un véritable défi de santé publique. Il se caractérise par une résistance à l’insuline, un déficit de la fonction des cellules bêta pancréatiques ainsi que des perturbations du métabolisme glucidique et lipidique pouvant provoquer de multiples complications, diminuer la qualité de vie et accroître le risque de handicap et de mortalité. Cette thèse avait pour objectif d’évaluer en conditions de vie réelle chez des adultes atteints de DT2 randomisés selon une modalité présentielle vs distancielle, les effets d’un programme d’entraînement d’exercice aérobie et de renforcement musculaire de trois mois sur les excursions et la variabilité glycémiques en tenant compte du rôle modulateur du sommeil. Patients et méthodes : L’ensemble des données a été recueilli de manière prospective sur 4 ans auprès d’environ 42 participants répartis en 11 cohortes successives, à l’aide d’un capteur de glucose continu, d’un accéléromètre, d’un semainier d’horaire de repas et thérapeutique anti-diabétique et de questionnaires subjectifs tel que le PSQI. Résultats : Les résultats montrent que le programme d’entraînement a diminué le pourcentage de temps passé en hyperglycémie >250 mg.dL-1 et de 300 mg.dL-1, bien que cet effet soit moins prononcé chez les participants les plus âgés, ce qui semble cohérent avec les données rapportées dans la littérature. Nous n’avons observé aucun effet significatif de l’entrainement sur la quantité de sommeil ni sur l’activité physique. En revanche, le temps total de sommeil s’est révélé prédictif du temps passé en hypoglycémie, observation pour laquelle il existe peu de données comparatives dans la littérature mais concordantes. De manière inattendue, un effet de sexe a été constaté sur le temps passé en sédentarité après intervention, ce dernier augmentant chez les hommes par rapport aux femmes. Conclusion : Cette étude se distingue par son caractère novateur, compte tenu du peu de données disponibles dans la littérature. Elle ouvre la voie à une prise en charge du diabète au travers d’un triple prisme : l’entraînement physique, l’évaluation du sommeil et leur influence conjointe sur l’ensemble des excursions glycémiques, au-delà de la seule mesure de l’HbA1c. L’étude fine des excursions et de la variabilité glycémiques apparaît ainsi comme une perspective incontournable en diabétologie.

  • Directeur(s) de thèse : Heyman, Elsa - Lespagnol, Elodie

AUTEUR

  • Riou, Delphine
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