Comparaison du contrôle de l’activité inflammatoire de la sclérose en plaques entre un traitement par natalizumab par voie intraveineuse et par voie sous cutanée : étude de cohorte rétrospective monocentrique au CHU de Lille
- Sclérose en plaques
- traitement de fond
- natalizumab
- activité inflammatoire
- poussée
- IRM
- score EDSS
- NEDA-3
- IMC
- Sclérose en plaques
- Natalizumab
- Voie intraveineuse
- Voie sous-cutanée
- Suivi de cohortes de malades
- Inflammation
- Sclérose en plaques
- Natalizumab
- Administration par voie intraveineuse
- Absorption sous-cutanée
- Études de cohortes
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Neurologie
- Identifiant : 2025ULILM302
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 03/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : Le natalizumab est un traitement de fond de haute efficacité dans le contrôle anti-inflammatoire de la SEP administré par voie intraveineuse et utilisé depuis 2007 dans les formes actives de la pathologie. Depuis la fin de l’année 2021, ce traitement est disponible par voie sous cutanée et les principaux centres experts de la SEP en France, dont le CHU de Lille, l’utilisent désormais par ce mode d’administration pour la plupart de ses patients. Cependant, nous avons constaté des cas de reprise d’activité inflammatoire de la maladie chez des patients traités par voie sous cutanée alors qu’ils étaient parfaitement bien contrôlés par voie intraveineuse. L’objectif de notre travail est de comparer, sur la cohorte lilloise de patients SEP traités par natalizumab, le contrôle de l’activité inflammatoire selon Lublin entre la période de traitement par voie intraveineuse et la période de traitement par voie sous-cutanée. Méthode : Nous avons réalisé une étude comparative observationnelle rétrospective au sein d’une cohorte de patients suivis au CHU de Lille pour une SEP de forme rémittente récurrente active traitée par natalizumab initialement par voie intraveineuse et ayant changé de voie d’administration pour la voie sous cutanée du traitement. L’objectif primaire est de comparer l’activité inflammatoire selon Lublin entre les deux périodes IV et SC. Les objectifs secondaires comparaient le nombre de patients NEDA-3 (libres d’activité inflammatoire) entre les deux périodes et décrivaient les IMC entre les patients qui gardaient une activité inflammatoire et ceux qui n’en avaient pas en période SC. Résultats : Nous n’avons pas mis en évidence ni d’augmentation du nombre d’activités inflammatoires selon Lublin, ni d’augmentation du taux de patients NEDA-3 en période sous cutanée du traitement parmi les 142 patients analysés. Les patients ayant présenté une reprise d’activité inflammatoire en période sous cutanée présentaient un IMC médian à 38 [22,8- 49,2], nettement plus élevé que les autres patients de la cohorte. Conclusion : Dans notre étude, l’administration par voie sous cutanée du traitement permet dans la grande majorité des cas de poursuivre le contrôle de l’activité inflammatoire obtenu par le traitement administré par voie intraveineuse. Nous émettons une alerte sur le contrôle anti-inflammatoire chez les patients souffrant d’obésité morbide en cas de relais vers la forme sous-cutanée.
- Directeur(s) de thèse : Zéphir, Hélène
AUTEUR
- Petit, Romain

