Titre original :

Accompagnement en médecine générale des femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes : prise en compte de leurs connaissances au sujet des infections sexuellement transmissibles

Mots-clés en français :
  • IST
  • FSF
  • gynécologie
  • médecine générale
  • santé sexuelle
  • méthodes barrières

  • Lesbianisme
  • Infections sexuellement transmissibles -- Prévention
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Médecins généralistes
  • Éducation sanitaire
  • Homosexualité féminine
  • Maladies sexuellement transmissibles
  • Éducation pour la santé
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Médecins généralistes
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2024ULILM252
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 26/09/2024

Résumé en langue originale

Contexte : Les rapports sexuels entre femmes sont en augmentation. Pourtant, les FSF sont souvent invisibilisées. Si l’idée que les rapports entre femmes sont moins à risque d’IST, ce risque existe indépendamment de l’orientation sexuelle. Cela semble pourtant méconnu des femmes et des professionnels de santé, dans un contexte où parler orientation sexuelle reste encore parfois tabou. Matériel et Méthodes : Cette étude observationnelle, transversale, quantitative, s’est déroulée en deux temps, à l’aide d’un questionnaire à destination des femmes majeures avec un premier recrutement « en population générale » via différents canaux (réseaux sociaux, PMI, Gay Pride…) et un second « en cabinet de médecine générale » à l’aide de médecins généralistes. Résultats : La majorité des femmes interrogées (63,1%) estimaient, à juste titre, que le risque d’IST lors d’un rapport entre femmes est identique à celui d’un rapport hétérosexuel. Malgré cela, la plupart d’entre elles n’utilisent pas de moyens de protection. En effet, elles sont nombreuses à ne pas connaître la digue dentaire ou les gants/doigtiers. Elles l’expliquent aussi par le fait d’avoir un/une partenaire régulier(e) et de réaliser des dépistages d’IST. Globalement, peu d’entre elles avaient déjà été testées positives pour une IST mais elles n’étaient à jour de leur dépistage par FCV que dans 58% des cas. Le médecin généraliste connaissait l’orientation sexuelle des femmes dans un cas sur deux, mais il n’avait posé la question que dans moins de 6% des cas. Pourtant, le MG tient la 4e place des sources d’information retenues par les femmes, internet occupant la 1ère place. Conclusion : Les FSF sont à risque d’IST avec toutes les conséquences que cela peut entraîner sur la santé, ce qui justifie l’utilisation de moyens de protection. Ce n’est pas le cas pour la majorité d’entre elles à l’heure actuelle. Nous avons, en tant que médecin généraliste, une place essentielle via notre rôle indispensable d’information et de prévention.

  • Directeur(s) de thèse : Bayen, Sabine

AUTEUR

  • Bourbon, Marie
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