Évaluation de l’utilisation de l’IRM médullaire dans la surveillance de patients atteints de SEP suivis au CHU de Lille
- Sclérose en plaques
- moelle épinière
- IRM
- surveillance
- activité
- 3 Tesla
- Sclérose en plaques
- Suivi de cohortes de malades
- Imagerie pour le diagnostic
- Moelle épinière
- Sclérose en plaques
- Continuité des soins
- Imagerie diagnostique
- Moelle spinale
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Neurologie
- Identifiant : 2024ULILM254
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 26/09/2024
Résumé en langue originale
Contexte : Le suivi annuel par IRM cérébrale des patients atteints de sclérose en plaques fait l'objet de recommandations depuis 2020. Il n'existe pas de consensus parmi les groupes experts de l'OFSEP et MAGNIMS, concernant la surveillance en IRM médullaire. L’imagerie médullaire est particulièrement difficile, mais cette partie du système nerveux central est essentielle dans l’analyse diagnostique de la SEP et contribue indéniablement au handicap. Enfin, la révision des critères de Lublin suggère une stratégie de surveillance annuelle par IRM pour détecter l'activité de la maladie, qu'elle soit cérébrale ou médullaire, sans distinction spécifique. L'objectif de ce travail est de décrire et d’évaluer l'utilisation de l'IRM médullaire dans la surveillance de patients atteints de sclérose en plaques suivis au CHU de Lille, en comparant deux périodes distinctes. La première période débute le 1er janvier 2014, suite à la révision des critères de Lublin, et se termine le 31 décembre 2019. La seconde s'étend du 1er janvier 2020, date de la publication des recommandations de l'OFSEP, au 31 décembre 2023. Méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle monocentrique rétrospective sur 1 030 patients atteints de sclérose en plaques suivis au CHU de Lille depuis 2014. Nous avons recueilli le nombre d’IRM cérébrales et médullaires par patient durant chaque période. Nous avons étudié la détection de l’activité en IRM cérébrale et médullaire, ainsi que l'efficacité de l’IRM 3T pour détecter cette activité. Nous avons également réalisé une analyse combinée des IRM cérébrales et médullaires. Résultats : Nous avons réalisé davantage d’IRM cérébrales et médullaires au cours de la seconde période en comparaison à la première (p<0,001). Nous avons effectué plus d’IRM 3T que d’IRM 1,5T, et celles-ci se sont révélées plus efficaces pour détecter l'activité au niveau cérébral et médullaire (p<0,001 et p=0,032). L'analyse combinée des IRM cérébrales et médullaires montrait que dans 50 % des cas, l'activité détectée à l’IRM médullaire était associée à une poussée médullaire. En analyse multivariée, l'activité médullaire était associée essentiellement à l’existence d’une activité cérébrale (p<0,001) et à l'utilisation d'IRM 3T (p=0,0434). Conclusion : La surveillance en IRM cérébrale dans notre CRC-SEP depuis 2020 suit les recommandations nationales et internationales publiées par l’OFSEP et MAGNIMS. L’IRM médullaire est réalisée moins fréquemment et l’activité détectable est le plus souvent associée à l’existence d’une activité en IRM cérébrale et à la réalisation de l’examen sur une machine 3T.
- Directeur(s) de thèse : Zéphir, Hélène
AUTEUR
- Piotto, Adrian
