Titre original :

Les différentes phases du cycle menstruel, influencent-elles la disponibilité énergétique chez des footballeuses professionnelles ?

Mots-clés libres :
  • Disponibilité énergétique ; cycle menstruel ; football féminin ; nutrition du sport ; RED-S
  • Energy availability ; menstrual cycle ; women’s football ; sport nutrition ; RED-S
  • Langue : Français
  • Identifiant : ULIL_SMAS_2025_192
  • Faculté/Ecole : STAPS
  • Date de soutenance : 16/06/2025
  • Type de mémoire : Mémoire de Master
  • Discipline : EOPS Entraînement et Optimisation de la Performance Sportive
  • Parcours : PS Préparation du Sportif : aspects physiques, nutritionnels et mentaux

Résumé

Cette étude de mémoire s’intéresse à l’influence des différentes phases du cycle menstruel sur la disponibilité énergétique (EA) de joueuses de football professionnel. L’objectif est d’identifier si certaines phases du cycle menstruel engendrent un risque plus important de faible disponibilité énergétique (LEA). La disponibilité énergétique se calcule via une formule spécifique (EA=(EI-EEE)/ FFM) comprenant apports énergétiques (EI), dépenses énergétiques liées à l’exercice (EEE) et masse maigre (FFM). Au total 11 cycles menstruels complets (n=11) de longueurs variables (26,7 +/- 2,9j) ont été recensés pour l’étude, soit 11 phases menstruation, folliculaire et lutéale, pour un total de 86 journées. Les résultats des phases menstruations (34,3 +/- 7,2kcal/kg FMM/j), folliculaires (34,1 +/- 7,2kcal/kg FMM/j) et lutéales (35,8 +/- 9,0kcal/kg FMM/j) ont été comparées, dans le but de déterminer si des différences statistiques existent entre les différentes phases. Les résultats n’indiquent aucune différence significative (p=0,648) entre les disponibilités énergétiques des différentes phases du cycle menstruel. Une faible taille d’effet (Effect Size = 0,21) existe entre les phases lutéales (PL) et folliculaires (PF). La prévalence de LEA est plus élevée en phase folliculaire (44%) qu’en phase menstruation (37%) et lutéale (33%), ce qui nous indique qu’une prise en compte du cycle menstruel dans la prise en charge nutritionnelle est pertinente. Une sensibilisation doit être effectuée auprès des joueuses, dans le but de limiter la prévalence des journées à risque de LEA, tout en prenant en compte le cycle menstruel. Davantage d’études sur ce sujet doivent être réalisées, avec un matériel permettant de confirmer les variations hormonales, ainsi qu’une méthode plus précise pour estimer les dépenses énergétiques à l’exercice. De plus, des études portant sur un échantillon plus large, permettront d’établir avec plus de précision, s’il y a une différence entre les phases du cycle menstruel.

Résumé traduit

This study explores the influence of the different phases of the menstrual cycle on energy availability (EA) in professional female football players. The aim is to determine whether certain phases of the menstrual cycle carry a higher risk of low energy availability (LEA). Energy availability is calculated using a specific formula (EA = (EI - EEE) / FFM), including energy intake (EI), exercise energy expenditure (EEE), and fat-free mass (FFM). A total of 11 complete menstrual cycles (n=11) of varying lengths (26,7 ± 2,9 days) were recorded for the study, covering 11 menstruation, follicular, and luteal phases, for a total of 86 days. Results from the menstruation (34,3 ± 7,2 kcal/kg FFM/day), follicular (34,1 ± 7,2 kcal/kg FFM/day), and luteal (35,8 ± 9,0 kcal/kg FFM/day) phases were compared to determine whether statistically significant differences exist between phases. The findings show no significant results (p=0,648) in energy availability between the different phases of the menstrual cycle. A small effect size (Effect Size = 0,21) was observed between the luteal (LP) and follicular (FP) phases. The prevalence of LEA was higher during the follicular phase (44%) compared to the menstruation (37%) and luteal (33%) phases, suggesting that considering the menstrual cycle in nutritional management is relevant. Awareness should be raised among players to help reduce the number of LEA-risk days while taking the menstrual cycle into account. More research on this topic is needed, with tools capable of confirming hormonal variations, as well as more precise methods for estimating exercise energy expenditure. Additionally, studies on larger samples are required to more accurately determine whether differences exist between menstrual cycle phases.

  • Directeur(s) de mémoire : Coquart, Jérémy
  • Membre(s) du jury : Coquart, Jérémy

AUTEUR

  • Sagaert, Yann
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