Incidence de transformation hématologique maligne chez des patients atteints de MGUS et traités par tériparatide pour une ostéoporose : résultats d’une étude rétrospective observationnelle
- Tériparatide
- ostéoporose
- MGUS
- myélome multiple
- hémopathie maligne
- Ostéoporose
- Dysglobulinémie monoclonale
- Tériparatide
- Myélome multiple
- Hémopathies malignes
- Ostéoporose
- Gammapathie monoclonale de signification indéterminée
- Tériparatide
- Myélome multiple
- Tumeurs hématologiques
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Rhumatologie
- Identifiant : 2025ULILM164
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 17/06/2025
Résumé en langue originale
Introduction : L’ostéoporose est une pathologie osseuse fréquente, dont les options thérapeutiques restent limitées, notamment chez les patients présentant des comorbidités. La gammapathie monoclonale de signification indéterminée (MGUS), dont la prévalence augmente avec l’âge, est souvent retrouvée dans les populations ostéoporotiques. En dépit d’un manque de données robustes, l’utilisation du tériparatide (TPT) est fréquemment déconseillée, voire contre-indiquée, en cas de MGUS, réduisant ainsi les possibilités de traitement dans les formes sévères d’ostéoporose. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’incidence des transformations hématologiques malignes chez des patients ostéoporotiques traités par TPT et porteurs d’une MGUS. Matériel et méthodes : Une étude observationnelle rétrospective multicentrique a été conduite au sein des CHU de Lille et d’Angers entre 2016 et 2022. Les patients inclus présentaient une ostéoporose avérée et un diagnostic confirmé de MGUS au moment de l’instauration du traitement par TPT. Résultats : Vingt-neuf patients (69 % de femmes ; âge moyen 72,6 ± 12,6 ans ; IMC moyen 26,6 ± 6,2 kg/m²) ont été analysés. La majorité présentait des comorbidités significatives (89,7 % avec un index de comorbidité de Charlson (CCI) ≥ 3). La MGUS était de type IgG dans 55,2 % des cas et de type IgM dans 41,4 %. Deux patients (6,9 %) ont évolué vers une hémopathie maligne au cours du suivi : un myélome multiple après 7 ans (CCI = 4) et une maladie de Waldenström après 21 mois (CCI = 5). Tous deux avaient une MGUS à risque intermédiaire à l’inclusion. Le traitement par TPT a été globalement bien toléré, avec seulement 17,2 % d’arrêts prématurés. Une amélioration significative de la densité minérale osseuse lombaire et du Tscore a été observée (gain moyen : +0,067 g/cm², p = 0,028 ; T-score : +0,66, p = 0,012). Conclusion : Cette étude a mis en évidence deux cas incidents de progression maligne : un myélome multiple symptomatique et une macroglobulinémie de Waldenström. Des études prospectives multicentriques sont nécessaires pour confirmer ces résultats et affiner le profil de sécurité du TPT dans cette population. Dans l’attente, le TPT est une option thérapeutique chez des patients sélectionnés à faible risque, avec un suivi conjoint rhumatologique et hématologique adapté.
- Directeur(s) de thèse : Philippoteaux, Cécile
AUTEUR
- Cassez, Rémi

