Titre original :

L’examen de prévention en santé (EPS) dans la pratique des médecins généralistes libéraux du Nord-Pas-de-Calais

Mots-clés en français :
  • Prévention
  • médecin généraliste
  • médecine préventive

  • Consultation de prévention
  • Bilans de santé
  • Équipements sanitaires
  • Médecins généralistes
  • Dépistage multiple
  • Consultation médicale
  • Établissements de santé
  • Médecins généralistes
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2025ULILM148
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 06/06/2025

Résumé en langue originale

Contexte : En France, la prévention représente un objectif majeur de santé publique. Parmi les dispositifs existants, l’examen de prévention en santé (EPS) est une offre de prévention généraliste personnalisable, réalisé au sein des centres d’examens de santé (CES) et proposé aux assurés du régime général, priorisant ceux éloignés du parcours de soins. A l’issue de l’examen, un compte-rendu peut être adressé au médecin traitant. Entièrement pris en charge par l’Assurance Maladie, l’EPS met en jeu un coût et des compétences médicales non négligeables, faisant interroger sa place en soins primaires, avec des retours limités des médecins libéraux. L’objectif de cette étude est de déterminer l’intérêt de l’EPS et son intégration dans la pratique des médecins généralistes libéraux du Nord-Pas-de-Calais. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés menée auprès de médecins généralistes libéraux ayant été confrontés au moins une fois à un bilan d’EPS. Un enregistrement audio pseudonymisé des entretiens suivi d’une retranscription intégrale a permis de recueillir les verbatims, analysés au fur et à mesure selon la phénoménologie jusque suffisance des données, avec une triangulation du codage. Résultats : Quatorze médecins ont participé entre août et décembre 2024, exprimant des avis partagés sur l’EPS. Certains le perçoivent comme un outil pertinent de dépistage et de réintégration des patients dans parcours de soins, notamment pour ceux sans suivi régulier. Toutefois, bien que le compte-rendu soit jugé clair, il reste peu exploité en l’absence d’anomalie et d’un intérêt réduit chez les patients déjà suivis, en raison de son caractère redondant. Sa méconnaissance, la transmission au format papier et une communication insuffisante avec les CES limitent son appropriation. Il était suggéré un meilleur recrutement, une coordination renforcée et une transmission dématérialisée des résultats. Conclusion : L’EPS semble intéressant mais encore mal intégré, suscitant intérêt et questionnement chez les médecins généralistes. Cette étude explore l’expérience de médecins aux profils variés mais présente des limites liées aux biais déclaratifs et de sélection. Devant un système de santé sous tension, l’EPS encourage à une meilleure coopération interprofessionnelle et à une évolution de la relation médecin-patient afin d’optimiser la prévention.

  • Directeur(s) de thèse : Obert-Marby, Camille

AUTEUR

  • Lys, Elliot
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