Coordination entre le secteur psychiatrique et le médecin traitant : Place de l’infirmier en pratique avancée mention psychiatrie santé-mentale et représentation du psychiatre
- Coordination ; collaboration ; soins primaires ; psychiatrie ; secteur ; infirmier en pratique avancée ; médecins ; empowerment
- Langue : Français
- Identifiant : ULIL_SMIA_2023_018
- Faculté/Ecole : Santé
- Date de soutenance : 30/06/2023
- Type de mémoire : Mémoire de Master
- Discipline : Psychiatrie et santé mentale (IPA)
Résumé
Le médecin traitant, pivot du parcours dans les soins primaires, est l’interlocuteur privilégié lorsqu’une personne développe un trouble psychique. Le secteur psychiatrique, par essence, offre un panel d’outils adaptés aux besoins de santé psychique de la population. Cependant, les professionnels de soins primaires, majoritairement référencés, constatent des difficultés qui entravent l’articulation avec leurs homologues psychiatres. Avec l’arrivée de la pratique avancée, un questionnement a pu émerger. L’objectif de cette démarche était de comprendre quelle place l’infirmier en pratique avancée mention psychiatrie santé-mentale pourrait-il occuper dans cette coordination entre le secteur psychiatrique et le médecin traitant. Pour répondre à cette question, une recherche qualitative prospective reposant sur une démarche inductive a été proposée aux psychiatres des secteurs publics et privés en région Hauts-de-France, précisément sur le territoire Dunkerquois. Étude qui aura permis de recueillir les représentations et les pratiques de dix médecins psychiatres. Cette recherche a démontré une absence de coordination avec le généraliste, au profit d’une collaboration interprofessionnelle. La communication est rare, unilatérale, avec des outils peu adaptés aux besoins des professionnels. Régie par l’urgence et la complexité, cette collaboration souffre d’un système de santé en tension et de cultures médicales divergentes, en proie à des représentations négatives de la discipline psychiatrique. Constat qui impacte le psychiatre et son patient, l’obligeant à adapter ses pratiques. Cependant cette recherche a permis de mettre en lumière la participation d’autres acteurs comme certains médecins spécialistes, les paramédicaux et le patient, vecteur essentiel dans la collaboration. Plusieurs axes d’amélioration ont pu émerger comme la formation des médecins généralistes, la mise en place d’outils numériques, la formalisation, l’empowerment du patient, ou encore les dispositifs de soins partagés. Les perspectives sont nombreuses, elles permettent d’envisager la place de l’infirmier en pratique avancée comme trait d’union entre les acteurs, et même au delà, puisque les attentes exprimées sur la profession sont variées. Un travail d’information sur la fonction IPA auprès des professionnels se devra d’être accompagné, ce qui permettra à terme, d’œuvrer à l’implantation, au développement et à la reconnaissance de la profession.
Résumé traduit
The general practitioner, who is at the heart of the primary care system, is the first point of contact when a person develops a mental health problem. From the outset, the psychiatric sector has offered a range of tools adapted to the population's mental health needs. However, primary care professionals, the majority of whom are referrers, are finding it difficult to liaise with their psychiatric counterparts. With the advent of advanced practice, a number of questions have arisen. The aim of this approach was to understand what role advanced practice nurses specialising in mental health psychiatry could play in this coordination between the psychiatric sector and GPs. To answer this question, prospective qualitative research based on an inductive approach was proposed to psychiatrists in the public and private sectors in the Hauts-de-France region, specifically in the Dunkirk area. The study gathered the views and practices of ten psychiatrists. The research revealed a lack of coordination with general practitioners, rather than interprofessional collaboration. Communication is rare, unilateral, with tools that are poorly adapted to the needs of professionals. Governed by urgency and complexity, this collaboration suffers from a health system under strain and divergent medical cultures, plagued by negative representations of the psychiatric discipline. This has an impact on psychiatrists and their patients, forcing them to adapt their practices. However, this research has highlighted the participation of other players, such as certain specialist doctors, paramedics and the patient, as an essential vector in the collaboration. A number of areas for improvement have emerged, including training for GPs, the introduction of digital tools, formalisation, patient empowerment and shared care arrangements. The prospects are many, and they make it possible to envisage the place of the advanced practice nurse as a link between the players, and even beyond, since the expectations expressed about the profession are varied. Professionals will need to be kept informed about the role of the advanced practice nurse, which will ultimately lead to the establishment, development and recognition of the profession.
AUTEUR
- Nonnez, Julien
