Burnout : étude quantitative sur la prise en charge en 2025 dans les cabinets de médecine générale du Nord-Pas-de-Calais
- Burnout
- médecine générale
- prise en charge
- Épuisement professionnel
- Prise en charge personnalisée du patient
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Médecins généralistes
- Épuisement professionnel
- Prise en charge personnalisée du patient
- Différences de pratiques professionnelles
- Médecins généralistes
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM237
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 02/07/2026
Résumé en langue originale
Contexte : Le burnout n’étant pas reconnu comme une maladie dans le DSM-5, son diagnostic reste complexe à établir. Sa prévalence semble néanmoins en augmentation, avec un taux ayant doublé entre 2009 et 2017, tandis que les recommandations concernant sa prise en charge demeurent peu consensuelles. Dans ce contexte, il paraissait pertinent de s’intéresser aux pratiques réelles des médecins généralistes face au burnout. Matériel et Méthodes : il s’agit d’une étude quantitative, descriptive, observationnelle et transversale menée via un questionnaire papier remis à 300 médecins généralistes travaillant dans le Nord-Pas-de-Calais Résultats : 67.9% des médecins recherchent systématiquement des antécédents de burnout, 1.2% utilisent systématiquement l’échelle MBI, 96.9% utilisent l’échelle de Hamilton, 80.1% évaluent toujours le risque suicidaire. 50.6% prescrivent systématiquement un arrêt de travail, le plus souvent entre 1 et 2 semaines (79%), justifié par un syndrome anxio-dépressif (71%) et non qualifié comme lié au travail (64.2%). 11.4% prescrivent systématiquement un traitement médicamenteux : anxiolytiques (90.7%), antidépresseurs (54.3%) ou phytothérapie (31.5%). 56.8% ont déjà déclaré en accident de travail, 38.3% en maladie professionnelle. 99.4% proposent systématiquement un suivi, généralement à 1-2 semaines (77.8%). En cas de besoin, les patients sont davantage orientés vers une psychologue (96.3%), le médecin du travail (92%) ou un psychiatre (56.2%). 25.9% des médecins utilisent systématiquement le dispositif « mon soutien psy ». Conclusion : Cette étude révèle des pratiques qui semblent hétérogènes en matière de gestion du burnout et souligne la nécessité d’élaborer des recommandations plus précises afin d’harmoniser les pratiques et d’améliorer la prise en charge des patients en situation d’épuisement professionnel.
- Directeur(s) de thèse : Berl, Olivier
AUTEUR
- Baert, Valentine
