Étude prospective évaluant l'évolution du quotient respiratoire dans les 72 premières heures comme facteur pronostique de mortalité chez les patients en état de choc
- Dysoxie tissulaire
- quotient respiratoire
- calorimétrie indirecte
- état de choc
- choc septique
- Choc (pathologie)
- Choc septique
- Unités de soins intensifs
- Groupe hospitalier de l'Institut catholique de Lille
- Pronostic (médecine)
- Mortalité
- Calorimétrie
- Respiration
- Choc
- Choc septique
- Soins de réanimation
- Pronostic
- Mortalité
- Calorimétrie indirecte
- Respiration
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Anesthésie Réanimation
- Identifiant : 2026ULILM235
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 02/07/2026
Résumé en langue originale
Introduction : Les états de choc constituent l’une des principales causes d’admission en réanimation, en particulier le choc septique, dont la mortalité peut atteindre 60 %. Les approches utilisées actuellement reposent essentiellement sur l’analyse de variables circulatoires globales et ne permettent pas d’apprécier directement l’équilibre entre l’apport en oxygène, son utilisation tissulaire et le métabolisme énergétique cellulaire. Dans cette perspective, le quotient respiratoire (QR), défini par le rapport entre la production de dioxyde de carbone (VCO₂) et la consommation d’oxygène (VO₂), apparaît comme un outil potentiellement pertinent. Méthodes : Il s’agit d’une étude prospective, observationnelle et monocentrique, réalisée dans le service de réanimation médicale du GHICL entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. L’objectif principal était d’évaluer la valeur pronostique de l’évolution du quotient respiratoire au cours des 72 premières heures sur la mortalité à J28 chez les patients en état de choc. Les objectifs secondaires étaient d’étudier la corrélation entre le QR et les marqueurs pronostiques habituellement utilisés (SvO₂, Pv-aCO₂ et lactatémie), ainsi que leur association avec la mortalité à J28. Les patients inclus présentaient un état de choc nécessitant une ventilation mécanique invasive et la mise en place d’un cathéter veineux central en veine cave supérieure. Les données étaient recueillies à quatre temps prédéfinis (T0, T1, T2 et T3), incluant notamment les mesures de calorimétrie indirecte permettant le calcul du QR, de la VO₂ et de la VCO₂. Compte tenu du faible effectif, les analyses statistiques étaient exploratoires et reposaient sur des méthodes non paramétriques. Résultats : Seize patients ont été inclus, dont quatorze présentaient un choc septique. Le quotient respiratoire tendait à être plus élevé chez les survivants dès l’inclusion. Une hyperlactatémie à T2 était paradoxalement associée à une mortalité plus faible. Aucune corrélation statistiquement significative n’a été retrouvée entre le QR et la SvO₂ ou le Pv-aCO₂. De même, aucune de ces variables n’était significativement associée à la mortalité à J28. Conclusion : Dans cette étude, aucune association statistiquement significative n’a été mise en évidence entre le quotient respiratoire et la mortalité à J28. Néanmoins, une tendance à des valeurs plus faibles du QR a été observée dans le groupe des patients décédés, dès les premières mesures. Ces résultats obtenus dans une cohorte de faible effectif, nécessitent confirmation dans des études de plus grande envergure, mais ils suggèrent que le QR pourrait apporter une information pronostique complémentaire, davantage centrée sur le métabolisme cellulaire, chez les patients en état de choc.
- Directeur(s) de thèse : Pages, Vincent
AUTEUR
- Accad, Alexandra

