Perception des médecins généralistes Audomarois face à l’ouverture d’une maison médicale de marde dans les locaux du centre hospitalier de la région de Saint-Omer
- Maison médicale de garde
- permanence des soins
- soins non programmés
- médecine générale
- accès aux soins
- Permanence des soins
- Soins non programmés
- Maisons de santé
- Droit à la santé
- Médecins généralistes
- Permanence des soins
- Accessibilité des services de santé
- Médecins généralistes
- Établissements de santé
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM212
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 25/06/2026
Résumé en langue originale
Introduction : Dans un contexte de tension croissante sur les services d’urgences et de difficultés d’accès aux soins non programmés, les Maisons Médicales de Garde (MMG) se développent progressivement en France afin d’améliorer l’organisation territoriale des soins. En juillet 2024, une MMG a été ouverte au sein du Centre Hospitalier de la Région de Saint-Omer (CHRSO), suscitant des perceptions contrastées parmi les médecins généralistes du territoire. Méthode : Une étude qualitative inspirée de l’Analyse Phénoménologique Interprétative (IPA) a été menée auprès de médecins généralistes exerçant dans l’Audomarois. Des entretiens semi-directifs individuels ont été réalisés, retranscrits intégralement puis analysés selon une approche thématique interprétative. Les inclusions ont été poursuivies jusqu’à suffisance des données. Résultats : Sept médecins généralistes ont été inclus. Trois profils de perception ont émergé : favorable, nuancé et opposé. La MMG était principalement perçue comme un outil participant au désengorgement des urgences et à l’amélioration de l’accès aux soins, notamment sur des secteurs anciennement dépourvus de permanence des soins. Les participants soulignaient également son rôle d’interface entre médecine de ville et hôpital. Cependant, plusieurs tensions ont été identifiées : risque de surconsommation de soins, difficulté de lisibilité du parcours de soins pour les patients, absence de suivi longitudinal et crainte d’une transformation du modèle libéral de permanence des soins. Un clivage générationnel apparaissait également, les médecins les plus jeunes semblant davantage favorables à une organisation collective et territorialisée des soins non programmés. Conclusion : La MMG apparaît comme une réponse pragmatique aux tensions actuelles des soins premiers, sans toutefois répondre à l’ensemble des problématiques structurelles du système de santé. Son acceptabilité semble dépendre du maintien du volontariat des médecins, de l’amélioration de la coordination ville–hôpital et d’une meilleure lisibilité du parcours de soins pour les patients.
- Directeur(s) de thèse : Lefebvre, Yann
AUTEUR
- Boitez, Corentin

