Impact de la réadaptation cardiaque chez des patients porteurs d’une cardiomyopathie hypertrophique obstructive traités par Mavacamten
- Cardiopathie hypertrophique
- réadaptation cardiaque
- Mavacamten
- Cardiomyopathie hypertrophique
- Myosines
- Cardiaques -- Réadaptation
- Évaluation médicale
- Cardiomyopathie hypertrophique
- Myosines cardiaques
- Réadaptation cardiaque
- Résultat thérapeutique
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Cardiologie et maladies vasculaires
- Identifiant : 2026ULILM226
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 26/06/2026
Résumé en langue originale
Contexte : La cardiomyopathie hypertrophique obstructive (CMHO) est une pathologie rare caractérisée par une épaisseur ventriculaire gauche augmentée associée à une obstruction à l’éjection systolique pouvant être responsable d’une limitation fonctionnelle. Le MAVACAMTEN, inhibiteur de la myosine cardiaque, réduit l’obstruction sous-aortique et améliore les symptômes. L’impact d’une réadaptation cardiaque dans cette population reste peu étudié principalement du fait du risque rythmique et hémodynamique, qui contre indiquait les patients à l’activité physique jusqu’à récemment. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique réalisée au CHU de Lille entre 2021 et 2026. Les patients présentant une CMHO symptomatique sous MAVACAMTEN étaient inclus. Après régression de l’obstruction, ils bénéficiaient soit d’un programme de RC avec EFX initiale et finale, soit d’une réévaluation fonctionnelle par EFX. Le critère de jugement principal était l’évolution du pic de consommation d’oxygène (VO₂ pic) dans le groupe EFX seule vs après RC. Résultats : Vingt-deux patients ont été inclus, dont 10 ayant réalisé une RC. Le MAVACAMTEN a permis une réduction significative du gradient obstructif (92,2 ± 30,5 à 18,9 ± 12,3 mmHg ; p < 0,0001). Après prise en charge en RC, le VO₂ pic était significativement plus élevé dans le groupe RC que dans le groupe EFX (25,3 ± 6,7 vs 20,1 ± 3,6 ml/kg/min ; p = 0,045). Une amélioration du premier seuil ventilatoire et de la qualité de vie (Minnesota : −11 points ; p = 0,0078) était également observée. Aucun événement cardiovasculaire grave imputable à la RC n’a été rapporté. Conclusion : Chez les patients atteints de CMHO traités par MAVACAMTEN, la réadaptation cardiaque améliore significativement les capacités fonctionnelles et la qualité de vie, sans sur risque cardiovasculaire. Ces résultats suggèrent un effet complémentaire de la réduction pharmacologique de l’obstruction, puis du réentraînement à l’effort.
- Directeur(s) de thèse : Delobelle, Marie
AUTEUR
- Rimbaud, Margaux

