État des connaissances de la prise en soins des rhinoconjonctivites allergiques et des réactions aux piqûres d’hyménoptères par les médecins généralistes du Nord-Pas-de-Calais
- Médecins généralistes
- rhinite allergique saisonnière
- rhinite allergique perannuelle
- venins
- hypersensibilité
- adrénaline
- Rhinite allergique
- Allergie aux piqûres d'insectes
- Hyménoptères
- Dermatite de contact
- Médecins généralistes
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Prise en charge personnalisée du patient
- Rhinite allergique
- Hymenoptera
- Hypersensibilité au venin
- Médecins généralistes
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Prise en charge personnalisée du patient
- Morsures et piqûres d'insectes
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM223
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 26/06/2026
Résumé en langue originale
Introduction : D’ici 2050, 50% de la population mondiale sera touchée par au moins une manifestation allergique. La rhinite allergique, longtemps perçue comme une pathologie bénigne, se révèle être source de répercussion sociale, professionnelle et économique certaine. Concernant les piqûres d’hyménoptères, 94,5% de la population y sera confrontée dans sa vie, avec une importance vitale en soins primaires d’identifier une réaction cutanée simple d’une réaction évocatrice d’allergie. L’objectif est de comparer la prise en soins des médecins généralistes de la rhinite allergique et des réactions aux piqûres d’hyménoptères avec les recommandations. Méthode : Un questionnaire LimeSurvey a été conçu, sous la forme de trois cas cliniques, avec des questions découlant de ces cas. Le questionnaire a été diffusé en ligne, aux médecins généralistes du Nord-Pas-de-Calais entre mars 2026 et mai 2026. Les réponses étaient anonymes. Résultats : 98 médecins généralistes ont au moins complété la première situation clinique (88 ont réalisé l’entièreté du questionnaire). Les profils des répondant est hétérogène (sexe, âge, zonage ARS, lieu d’exercice). Concernant la rhinite : son traitement est relativement conforme aux recommandations, mais les médecins mentionnent encore des effets indésirables fréquents : 22,4% pour les corticoïdes nasaux et 43,9% de mention de somnolence pour les antihistaminiques de 2ème génération. Seuls 54,1% associent ce traitement à un moindre risque de développer un asthme. Les examens complémentaires, adressage spécialisé et mesures d’éviction semblent satisfaisants. Le délai d’adressage allergologique est situé entre 4 et 9 mois sans différence significative du zonage ARS régional. Concernant les venins : les signes respiratoires (95,5%) sont suspects d’allergie, mais d’autres symptômes allergiques le sont moins : symptômes digestifs (75%), systémiques (70,5%), cutanés étendus (60,2%). 82% des praticiens suspectant une réaction allergique prescrivent un stylo d’adrénaline mais avec adressage allergologique dans 57,4% des cas seulement. Une corticothérapie orale compose la trousse d’urgence dans 61% des cas. Conclusion : Cette étude montre une prise en soins hétérogène des médecins généralistes, avec une complexité des situations allergologiques et des recommandations en constante évolution. Elle rappelle la tension régionale sur l’offre spécialisée, soulignant l’importance d’un renforcement des compétences allergologiques des médecins généralistes.
- Directeur(s) de thèse : Ponchant, Maurice
AUTEUR
- Berry, Quentin

