Déterminants du recours des patients du bassin minier de l’Artois au Centre de Soins Non Programmés de Lens
- Soins de santé primaires
- accessibilité des services de santé
- médecine générale
- facteurs socioéconomiques
- permanence des soins
- Zones sous-médicalisées
- Soins non programmés
- Droit à la santé
- Permanence des soins
- Statut social
- Parcours de soins coordonnés
- Zone médicalement sous-équipée
- Accessibilité des services de santé
- Permanence des soins
- Facteurs socioéconomiques
- Régulation de l'accès aux soins spécialisés
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM208
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 24/06/2026
Résumé en langue originale
Contexte : Face à la crise de la démographie libérale et à la saturation croissante des services d’urgences, les CSNP se déploient comme une alternative indispensable de premier recours. Dans le bassin Lensois, marqué par une sous-densité médicale et une précarité sociale importante, l’accès à un médecin généraliste est devenu complexe. L’objectif de cette étude était d’analyser les déterminants sociodémographiques, cliniques et psychologiques qui dictent le recours des patients au CSNP de La Gohelle à Lens, afin d’évaluer la place et l’impact de cette structure au sein du parcours de soins territorial. Matériel et Méthodes : Une étude descriptive, transversale et monocentrique a été menée au sein du CSNP de La Gohelle. Les données ont été recueillies en situation réelle de soins à l’aide d’un auto-questionnaire anonyme. Au total, 420 questionnaires ont été inclus et analysés, permettant de croiser des variables sociodémographiques, cliniques, et des critères de perception subjective. Résultats : L’analyse montre une population majoritairement intégrée dans le parcours de soins (80,6% disposent d’un médecin traitant). Le recours est dicté par l’indisponibilité de la médecine générale (42,2% d’indisponibilité perçue, 61,1% de délai supérieur à une semaine) et par l’urgence ressentie (69,2% des usagers). Les motifs de consultation relèvent principalement de la médecine générale. En l’absence du centre, 55,1% des usagers se seraient dirigés vers les urgences hospitalières. L’étude met en évidence une forte prévalence de la précarité sociale (33,5% de bénéficiaires C2S/AME) et une méconnaissance majeure du SAS, identifié par 17,3% des usagers. Conclusion : Le recours au CSNP est principalement guidé par l’urgence ressentie par le patient face à l’indisponibilité de la médecine générale. Cette structure s’impose comme une alternative essentielle pour les populations vulnérables. Sa pérennisation nécessite de développer le SAS pour mieux orienter les flux de soins.
- Directeur(s) de thèse : Nitkowski, Boris
AUTEUR
- Rogelet, Louis

