Titre original :

Devenir des patients atteints de MICI en rémission après désescalade de l’ustekinumab optimisé

Mots-clés en français :
  • Maladie inflammatoire chronique intestinale
  • maladie de Crohn
  • recto-colite hémorragique
  • ustékinumab
  • désescalade

  • Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
  • Maladie de Crohn
  • Rectocolite hémorragique
  • Ustékinumab
  • Médicaments -- Relations dose-effet
  • Rémission (médecine)
  • Maladies inflammatoires intestinales
  • Maladie de Crohn
  • Rectocolite hémorragique
  • Ustékinumab
  • Relation dose-effet des médicaments
  • Induction de rémission
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Gastro-entérologie et hépatologie
  • Identifiant : 2026ULILM158
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 05/06/2026

Résumé en langue originale

Contexte : L’incidence des MICI a augmenté en France de 1.9% pour la MC et de 1.3% pour la RCH. Il s’agit de pathologies chroniques nécessitant le recours à des traitements médicamenteux poursuivis au long cours. L’objectif est la rémission de la maladie avec parfois nécessité d’une optimisation de la posologie du traitement. L’essor des biothérapies, source d’augmentation des dépenses en santé, pose la question dans un second temps d’une désescalade thérapeutique. Il existe à ce jour peu d’études portant sur la désescalade de l’ustékinumab. Matériel et méthodes : Nous avons mené une étude de cohorte monocentrique au CHRU de Lille entre janvier 2016 et janvier 2026 avec inclusion de patients atteints de MC ou RCH traités par ustékinumab (anti IL12/23) âgés de ≥ 18 ans et répondant aux critères de rémission clinique (définie par un indice d’Harvey Bradshaw ≤4 ou score de Mayo partiel <2) et biologique (définie par une CRP ≤5mg/l et/ou une calprotectine fécale ≤ 250 μg/g de selles). L’objectif principal était d’évaluer chez ces patients le maintien de la rémission clinique à 6 mois de la désescalade de l’ustékinumab après espacement des intervalles des injections sous-cutanées (schéma d’injection passant de 8 à 12 semaines ou de 4 à 8 semaines). Les objectifs secondaires étaient d’évaluer le maintien de la rémission clinique et de la rémission biologique à 6, 12, 24 et 36 mois. La réponse à une nouvelle optimisation de l’ustékinumab après désescalade thérapeutique était également étudiée. Résultats : 50 malades atteints de MC et 8 patients atteints de RCH ont été inclus dans notre étude. Après désescalade de l’ustékinumab chez les patients avec MC, une rémission clinique à 6 mois était observée chez 91.9% (n=34/37). La rémission clinique à 12 mois était de 95.6% (n=43/45) et de 100% à 24 mois (n=24/24) et à 36 mois (n=17/17). La rémission sur les biomarqueurs était de 100% à 6 mois (n=37/37), 97.8% à 12 mois (44/45), 100% à 24 mois (n=24/24) et à 36 mois (n=17/17). Au cours de notre étude, 2 patients ont nécessité une optimisation après désescalade (passage d’une injection toutes les 12 à 8 semaines), et étaient en rémission clinico-biologique à 6 mois de l’optimisation. Concernant les patients atteints de RCH, une rémission clinique était constatée chez 100% des patients à 6 et 12 mois (n= 7/7) et chez 57.1% des patients à 24 mois (n=4/7). Aucun patient de notre étude n’a présenté de poussée sévère nécessitant une corticothérapie, une hospitalisation ou une opération. Conclusion : Notre étude suggère que la désescalade thérapeutique de l’ustékinumab constitue une stratégie sûre et efficace chez les patients atteints de MC sélectionnés, en rémission clinico-biologique. Des études complémentaires prospectives, multicentriques, sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

  • Directeur(s) de thèse : Hambli, Sofia

AUTEUR

  • Duvinage, Cassandre
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