Etude DIRECT : dalbavancine dans le traitement curatif des endocardites infectieuses, une étude rétrospective multicentrique en vie réelle
- Endocardite infectieuse
- dalbavancine
- traitement curatif
- Endocardite infectieuse
- Dalbavancine
- Antibiothérapie
- Bactéries Gram positives
- Endocardite
- Antibactériens
- Lipoglycopeptides
- Bactéries à Gram positif
- Résultat thérapeutique
- Langue : Français, Anglais
- Discipline : Médecine. Maladies infectieuses et tropicales
- Identifiant : 2026ULILM146
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 27/05/2026
Résumé en langue originale
Contexte : L’endocardite infectieuse (EI) est une pathologie grave, associée à une morbi-mortalité élevée, nécessitant une antibiothérapie prolongée. Les bactéries les plus fréquemment responsables d’EI sont les cocci Gram positif tels que les staphylocoques, les streptocoques et les entérocoques. La dalbavancine (DBV), un lipoglycopeptide actif sur les bactéries Gram positif, possède une demi-vie longue de 14,4 jours et semble être une alternative thérapeutique pour les patients qui présentent un maintien parentéral difficile et un relais per os complexe (interactions, faible observance, soins palliatifs, etc). Cependant, les données sur son efficacité en vie réelle dans le traitement des EI restent limitées. L’objectif principal était d’évaluer l’efficacité clinique de la DBV à 3 mois dans le traitement des EI. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer la tolérance et l’efficacité à 6 et 12 mois. Méthodes : Une étude multicentrique (9 hôpitaux), rétrospective et observationnelle, incluant les patients atteints d’une EI et traités par DBV à visée curative, a été menée entre janvier 2019 et juin 2025. L’efficacité de la DBV était évaluée selon un critère composite (mortalité, réhospitalisation, chirurgie non programmée, rechute microbiologique et nouvelle manifestation embolique). Résultats : 145 patients ont été inclus, majoritairement des hommes (98, 67.6%) avec un âge médian de 70 ans et un score de Charlson médian à 5. La principale espèce bactérienne impliquée était Staphylococcus aureus (77, 53.1%). Le relais par DBV était motivé par un retour au domicile facilité (69,47.6%), devant une toxicité ou allergie à la première ligne (37, 25.5%), ou encore un accès veineux complexe (33, 22.8%). L‘efficacité clinique à 3 mois était confirmée pour 80.0% des patients (116), avec 6 échecs de traitement. L‘efficacité clinique était confirmée pour 69.0% des cas (100) à 6 mois, et 49.0% (71) à 12 mois, ce qui s’explique par un grand nombre de perdus de vue (37, 25.5% à 12 mois) et de patients décédés de pathologies non infectieuses (28, 19.3% à 12 mois). La tolérance était excellente avec seulement cinq effets indésirables modérés rapportés. Conclusion : Avec une efficacité clinique de 80% à 3 mois, la dalbavancine constitue une alternative thérapeutique de choix dans le traitement curatif des endocardites infectieuses, en particulier pour les patients présentant des contre-indications ou des limites au traitement parentéral prolongé.
- Directeur(s) de thèse : Thill, Pauline
AUTEUR
- Cleiss, Hugo

