Le traitement des séquelles de paralysie faciale par toxine botulique améliore l’expressivité émotionnelle perçue : étude observationnelle prospective comparant évaluation par panel humain et intelligence artificielle
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- FACS
- Visage
- Toxines botuliques
- Expression émotionnelle
- Intelligence artificielle en médecine
- Qualité de la vie
- Paralysie faciale
- Toxines botuliniques
- Émotion exprimée
- Intelligence artificielle
- Réseaux de neurones convolutifs
- Qualité de vie
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique
- Identifiant : 2026ULILM140
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 22/05/2026
Résumé en langue originale
Introduction : Les séquelles spastiques de paralysie faciale altèrent l'expressivité émotionnelle perçue par l'entourage, avec des conséquences directes sur la qualité de vie et la réinsertion sociale. La toxine botulique est le traitement de référence, mais son mécanisme paralysant rend a priori paradoxale toute amélioration de l'expressivité. L'impact sur la lisibilité des expressions émotionnelles, et la capacité de l'intelligence artificielle à détecter cette amélioration, restent insuffisamment documentés. Méthodes : Étude observationnelle prospective multicentrique incluant des patients adultes présentant des séquelles de paralysie faciale non-flaccide traités par incobotulinumtoxinA. Des photographies standardisées des six émotions de base d'Ekman ont été réalisées avant et à J10–J15 post-injection. Un panel de 20 évaluateurs (cliniciens et grand public) a noté l'intensité de chaque émotion sur une échelle de 0 à 10, en aveugle et en ordre randomisé. Les mêmes photographies ont été analysées par un réseau de neurones convolutifs (CNN). Les comparaisons avant/après ont utilisé le test de Wilcoxon avec correction de Bonferroni ; la corrélation humain/IA a été évaluée par le coefficient de Spearman. Résultats : Vingt-sept patients ont été analysés. Le panel humain a mis en évidence une amélioration globale significative (delta moyen +0,464 ± 1,171 pts/10 ; W = 8943 ; p = 6,08 × 10⁻⁷). La tristesse (p corrigée = 0,0057) et la surprise (p corrigée = 0,033) atteignaient la significativité après correction de Bonferroni ; le dégoût atteignait la significativité nominale (p = 0,024). La concordance inter-juges était bonne (ICC = 0,821 [IC 95% 0,778–0,858]). L'IA ne retrouvait aucune amélioration (delta moyen = +0,005 ; p = 0,646) et la corrélation humain/IA était négligeable (ρ = 0,112 ; p = 0,156). Conclusions : Paradoxalement à son mécanisme paralysant, la toxine botulique améliore significativement la lisibilité émotionnelle dans les séquelles de paralysie faciale non-flaccide. Cette amélioration est sélective : les émotions dont les Action Units mobilisent les muscles les plus traités dans le protocole s'améliorent davantage, suggérant une spécificité musculaire de la réponse émotionnelle au traitement. Elle est perçue par les observateurs humains mais échappe aux outils d'IA entraînés sur des visages sains.
- Directeur(s) de thèse : Guerreschi, Pierre
AUTEUR
- Pulon, Guillaume

