Vécu des médecins généralistes du Nord-Pas-de-Calais sur la contraception après une interruption volontaire de grossesse médicamenteuse en cabinet de médecine générale
- Contraception post IVG
- médecin généraliste
- santé de la femme
- Avortement médicamenteux
- Contraception
- Femmes -- Santé et hygiène
- Médecins généralistes
- Vécu
- Interruption légale de grossesse
- Avortement provoqué
- Contraception
- Santé des femmes
- Médecins généralistes
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM138
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 21/05/2026
Résumé en langue originale
Contexte : L’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est un droit acquis en France depuis la loi Veil du 17 janvier 1975. Les échecs contraceptifs représentent deux tiers des IVG. Le taux de recours à l’IVG augmente chaque année avec 251 270 IVG réalisées en 2024, et 920 médecins généralistes ayant réalisé des IVG en cabinet libéral. L’objectif de cette étude était d’explorer le vécu des médecins généralistes, réalisant des IVG médicamenteuses en ville, dans l’accompagnement des patientes dans le choix de leur contraception après une IVG. Méthode : Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été conduite auprès de huit médecins généralistes libéraux du Nord Pas de Calais entre juin et octobre 2025. L’analyse des données a été réalisée selon l’approche par analyse interprétative phénoménologique. Résultats : L’IVG est perçue comme un acte de soin global motivé par des convictions personnelles et le devoir d’accompagnement. Les médecins constatent une méfiance croissante envers les hormones alimentée par les réseaux sociaux et un désir de retour au naturel. La contraception est abordée dès la première consultation et les médecins privilégient les méthodes à longue durée d’action tout en respectant le choix final de la patiente. Ils reconnaissent que le poids de l’IVG et de la contraception repose majoritairement sur les femmes. La présence croissante des partenaires est notée avec un intérêt grandissant pour la contraception masculine et la contraception définitive. Conclusion : L’IVG en médecine générale est un acte médical et social complexe où le médecin jongle entre son rôle d'éducateur face à la désinformation, ses contraintes économiques et la volonté d'offrir un accompagnement humain et personnalisé.
- Directeur(s) de thèse : Ollivon, Judith
AUTEUR
- Estille, Maureen
