Titre original :

Modèle prédictif de l’échec de réinjection de CAR-T cell anti-CD19 après leucaphérèse dans le cadre d’un lymphome B

Mots-clés en français :
  • CAR-T cells
  • lymphome B
  • échec de réinjection
  • leucaphérèse
  • PrOCaR

  • Lymphomes
  • Immunothérapie anticancéreuse
  • Leucaphérèse
  • Récepteurs antigéniques chimériques
  • Prise de décision -- Modèles mathématiques
  • Modélisation prédictive
  • Lymphome B
  • Leucaphérèse
  • Récepteurs chimériques pour l'antigène
  • Antigènes CD19
  • Modèles statistiques
  • Langue : Français, Anglais
  • Discipline : Médecine. Hématologie
  • Identifiant : 2026ULILM135
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 21/05/2026

Résumé en langue originale

Contexte La thérapie par cellules CAR-T anti-CD19 autologues a révolutionné la prise en charge des lymphomes B, en rechute ou réfractaires. Cependant, une proportion non négligeable de patients ayant bénéficié d'une leucaphérèse ne bénéficie pas d’une réinjection. L'incidence réelle, les causes et les facteurs prédictifs de non-réinjection restent mal définis, et aucun outil validé ne permet d'estimer, au moment de la leucaphérèse, le risque de nonréinjection. Méthodes Nous avons conduit une étude rétrospective multicentrique incluant l'ensemble des patients adultes leucaphérésés pour un traitement par CAR-T anti-CD19 commercial entre juillet 2018 et décembre 2024. Les variables cliniques et biologiques recueillies au moment de la leucaphérèse ont été analysées. Un modèle de régression logistique multivariable (PrOCaR) a été développé par sélection de prédicteurs par méthode LASSO sur données multiplement imputées, avec validation interne par bootstrap et validation interne-externe par leave-one-centre-out. Résultats Parmi 786 patients, 73 (9,3 %) n'ont pas reçu leur perfusion de CAR-T, la progression tumorale durant le délai de fabrication représentant la principale cause d'échec (58,9 %). Les patients non réinjectés présentaient des cytopénies plus sévères, des marqueurs inflammatoires sériques plus élevés ainsi qu’un statut ECOG plus fréquemment altéré. Le modèle PrOCaR (Probability Of Car-T cell Reinfusion), intégrant le statut ECOG, la LDH et la CRP, a atteint une AUC apparente de 0,800 (IQR 0,794–0,808), avec un surajustement minimal (AUC corrigée 0,798). En validation interne-externe, la discrimination restait acceptable (AUC médiane 0,754). Conclusion PrOCaR est un modèle simple, applicable au lit du patient, susceptible de guider la décision thérapeutique individualisée en identifiant précocement les patients à haut risque de non-réinjection.

  • Directeur(s) de thèse : Chauvet, Paul

AUTEUR

  • Benohoud, Élias
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