Évaluation des performances diagnostiques des marqueurs du liquide cérébrospinal pour le diagnostic de méningite nosocomiale chez les patients présentant une hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale
- Méningoventriculite
- infection liée aux DVE
- HSA anévrismale
- Hémorragie méningée
- Dérivations du liquide cérébro-spinal
- Infections chirurgicales
- Méningite infectieuse
- Marqueurs biologiques
- Hémorragie meningée
- Dérivations du liquide céphalorachidien
- Infections sur cathéters
- Méningite
- Marqueurs biologiques
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Anesthésie Réanimation
- Identifiant : 2026ULILM130
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 18/05/2026
Résumé en langue originale
Contexte : L'hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) anévrismale nécessite fréquemment la mise en place d'une dérivation ventriculaire externe (DVE), exposant au risque de méningite nosocomiale (MN). Le diagnostic de MN est rendu difficile par le caractère non spécifique des signes cliniques et par la perturbation des biomarqueurs du LCS induite par la réaction inflammatoire post-hémorragique. L'objectif était d'évaluer les performances diagnostiques des biomarqueurs du LCS pour le diagnostic de MN dans le contexte d'une HSA anévrismale. Matériel et Méthodes : Étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant les patients majeurs hospitalisés en réanimation neurochirurgicale pour HSA anévrismale entre janvier 2017 et juin 2025. Les biomarqueurs analysés étaient le compte et la formule leucocytaire, la glycorachie, le rapport glycorachie/glycémie, la protéinorachie, la chlororachie et la lactatorachie. La MN était définie selon les critères de l'IDSA (une ou plusieurs cultures positives, associées à des signes cliniques). La performance diagnostique a été évaluée à l’aide de l'aire sous la courbe ROC. Résultats : 293 patients ont été inclus, dont 9 ont présenté une MN. Le compte leucocytaire et la lactatorachie présentaient les meilleures performances diagnostiques avec des AUC respectivement de 0,89 (IC95% : 0,83-0,96) et 0,87 (IC95% : 0,76-0,97). Les seuils optimaux étaient de 27 leucocytes/mm³ (sensibilité 100%, spécificité 76%) et de 4,3 mmol/L pour la lactatorachie (sensibilité 100%, spécificité 69%). La chlororachie (AUC 0,80), la glycorachie (AUC 0,76) et la protéinorachie (AUC 0,71) avaient des performances intermédiaires. Les modèles LASSO et Elastic Net n'ont retenu que la lactatorachie comme variable discriminante indépendante, ne permettant pas la construction d'un score composite. Conclusion : La lactatorachie et le compte leucocytaire apparaissent comme les biomarqueurs les plus performants pour le diagnostic de MN en contexte d'HSA, la lactatorachie semblant posséder la meilleure valeur discriminante indépendante. Le faible effectif de MN identifiées, inhérent à l'utilisation des critères stricts de l'IDSA, ainsi que le caractère monocentrique et rétrospectif de cette étude sont les limites de notre étude. L'utilisation d'une définition moins restrictive de la MN aurait pu permettre d'identifier un plus grand nombre d'événements et potentiellement modifier les performances diagnostiques observées. Une validation prospective multicentrique reste nécessaire pour confirmer ces résultats et les seuils proposés.
- Directeur(s) de thèse : Huz, Christophe
AUTEUR
- Vincent, Audrey
