Titre original :

Modification des pratiques des médecins généralistes ayant intégré un dispositif de prise en charge des soins non programmés : une enquête exploratoire au sein des CPTS des Hauts-de-France

Mots-clés en français :
  • Soins non programmés
  • service d’accès aux soins
  • CPTS
  • accès aux soins
  • organisation des soins

  • Soins non programmés
  • Médecins généralistes
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Communautés professionnelles territoriales de santé
  • Accès aux soins de santé primaire
  • Médecins généralistes
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Centres de santé communautaires
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2026ULILM123
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 12/05/2026

Résumé en langue originale

Contexte : Les services d’urgences sont confrontés à une hausse de leurs fréquentations depuis de nombreuses années. 20 % des passages pourraient faire l’objet d’une prise en charge en médecine de ville. La création du Service d’accès aux Soins (SAS) en 2019 avait pour objectif de réorienter ces soins non programmés (SNP) vers les médecins généralistes, notamment avec l’appui des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS). L’objectif de la thèse était d’évaluer comment les médecins généralistes avaient modifié leurs pratiques face à ces nouvelles organisations, et de recueillir leurs ressentis. Méthode : Étude qualitative par entretiens semi-dirigés de médecins exerçant dans les Haut-de- France, participant à la prise en charge des SNP dans le cadre du SAS ou par l’intermédiaire de leur CPTS. Les entretiens ont été retranscrits puis analysés par une méthodologie inspirée de la théorisation ancrée. Résultats : Les médecins interrogés n’ont pas ressenti le besoin de modifier leur organisation professionnelle pour participer à la prise en charge des SNP. Ils participent de façon limitée, à hauteur de leurs capacités, et ne sont que peu sollicités. Deux modalités d’organisation ont été retrouvés : soit en rajoutant une consultation de SNP entre deux RDV déjà programmées, soit en bloquant un créneau dédié. Discussion : Les médecins généralistes sont déjà fortement sollicités pour les SNP de leurs patients. Ils se sont organisés pour répondre à cette demande, et le dispositif s’assure que le médecin traitant reste prioritaire pour recevoir son patient. Malgré une sollicitation importante, le SAS adresse un nombre limité de patients en consultation de SNP. Le manque de communication reste un frein à son développement. La place d’autres acteurs de santé est à interroger : effecteurs spécialisés dans la prise en charge des SNP, logiciels de prise de RDV en ligne, offre de téléconsultation. L’organisation de la régulation s’est complexifiée, et questionne l’efficience du dispositif à diminuer le recours aux urgences. Les SNP restent un vécu difficile pour les patients, et questionnent de façon générale le rôle du médecin généraliste au sein du système de santé. Conclusion : Malgré la participation des médecins généralistes, des améliorations restent à envisager pour permettre au SAS de remplir ses objectifs. Il est nécessaire que les CPTS soient en capacité de faire le relais de cette organisation centrale.

  • Directeur(s) de thèse : Duriez, Sylvain

AUTEUR

  • Cretin, Stéphane
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