La dermoscopie dans la pratique des médecins généralistes : étude qualitative auprès des médecins généralistes libéraux du Nord et du Pas-de-Calais
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- Soins de santé primaires
- Mélanome cutané
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM119
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 06/05/2026
Résumé en langue originale
Contexte : En 15 ans, le nombre de dermatologues en France a chuté de 21%, et le Conseil National de l’Ordre des Médecins estime que cela va perdurer. En conséquence le délai pour obtenir un rendez-vous augmente, ainsi que les risques de retards de diagnostic, de prise en charge et donc de mauvais pronostic, notamment dans le cas du mélanome. Nombreuses études ont prouvé l’apport diagnostique et la fiabilité de la dermoscopie dans le diagnostic de lésions cutanées. L’objectif principal de notre étude était d’identifier les leviers et les freins à l’utilisation de la dermoscopie par les médecins généralistes, libéraux, du Nord et du Pas-de-Calais. L’objectif secondaire était de proposer des pistes pour élargir son utilisation en soins primaires. Matériel et Méthodes : Il s’agissait d’une étude qualitative réalisée par entretiens semi-dirigés, auprès de médecins généralistes libéraux du Nord et du Pas-de-Calais entre Juin et Juillet 2025. L’analyse interprétative phénoménologique a été appliquée car elle permet une meilleure compréhension de l’expérience vécue des individus. Résultats : Douze médecins généralistes ont été interrogés. En ce qui concerne les leviers, nous avons noté : la pénurie actuelle de spécialistes, une meilleure orientation des patients, l’utilité dans les soins primaires, l’enrichissement du praticien, les solutions pour réduire le coût, et les divers supports d’aides disponibles. Au contraire, les freins à son utilisation relevés par les participants sont : l’outil en tant que tel, la pratique du médecin généraliste, le temps et l’aspect financier. Les propositions émises de manière à élargir l’utilisation de la dermoscopie en soins primaires étaient axées sur : la formation des généralistes que ce soit durant l’internat ou en promulguant le DPC, sur l’aspect financier notamment en revalorisant la consultation dédiée, sur le côté ergonomique de l’outil, ainsi que sur le développement de l’IA. Conclusion : L’intérêt des médecins généralistes pour la dermoscopie est croissant bien qu’il reste des éléments à régler afin de la rendre accessible au plus grand nombre.
- Directeur(s) de thèse : Levecq, Marion
AUTEUR
- Leclercq, Martin

