Enquête sur l’activité physique des internes de médecine générale en France
- Activité physique
- médecine générale
- internes
- recommandations OMS
- Exercices physiques
- Résidents (médecine)
- Santé au travail
- Recommandations internationales
- Sédentarité
- Malades chroniques
- Sports
- Internat et résidence
- Directives de santé publique
- Santé au travail
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM114
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 30/04/2026
Résumé en langue originale
Contexte : L’activité physique est un déterminant majeur de la santé physique et mentale, avec des bénéfices avérés pour la prévention des maladies chroniques et la qualité de vie. Malgré des recommandations claires, la sédentarité progresse, notamment chez les jeunes adultes. Les internes en médecine générale sont particulièrement exposés à des contraintes professionnelles (temps de travail élevé, gardes fréquentes), limitant leur activité physique. Les données nationales sur leur niveau d’activité restent limitées. Objectif : Évaluer le niveau d’activité physique des internes de médecine générale en France, identifier les freins à la pratique et proposer des solutions adaptées. Méthodes : C’est une étude quantitative, observationnelle, transversale, auprès des internes inscrits au DES de MG (promotions 2022–2024). Les données, recueillies à l’aide d’un questionnaire, comprenaient des informations sociodémographiques, la fréquence, la durée et l’intensité de l’activité physique, ainsi que les freins et solutions perçus. Le critère de jugement principal était le respect des recommandations de l’OMS (≥150 min d’AP modérées ou 75 min d’AP intenses par semaine). Les analyses statistiques ont été réalisées via le logiciel R, tests univariés (Chi², Fisher) et régression logistique multivariée. Une valeur de p < 0,05 était considérée comme statistiquement significative. Résultats : Au total, 501 internes de médecine générale ont répondu de manière complète au questionnaire. La population était majoritairement féminine (80,4 %) et âgée de 26 à 30 ans (73,1 %). Seuls 36,1% respectaient les recommandations de l’OMS. Les hommes respectaient davantage les recommandations que les femmes (OR = 3,13), tandis que se déplacer en voiture/moto (OR = 0,49) ou travailler >48 h/semaine (OR = 0,52) réduisait les probabilités de respecter les recommandations de l’OMS. Le principal frein était le manque de temps lié aux contraintes professionnelles (81,4 %). Conclusion : Cette étude a révélé une pratique d’activité physique insuffisante chez les internes de médecine générale en France. La prise en compte des contraintes professionnelles, notamment le temps de travail et l’environnement de stage, apparait essentielle pour promouvoir l’activité physique au sein de cette population et contribuer à améliorer leur qualité de vie et leur santé.
- Directeur(s) de thèse : Azzano, Sandro
AUTEUR
- Seck, Alexia

