Étude comparative du volume d’activité clinique entre médecins généralistes installés et remplaçants dans les Hauts-de-France
- Médecine générale libérale
- offre de soins
- médecin remplaçant
- démographie médicale
- Droit à la santé
- Médecins généralistes
- Charge cognitive
- Médecins -- Remplacement
- Soins de santé primaires
- Démographie médicale
- Accès aux soins de santé primaire
- Médecins généralistes
- Charge de travail
- Prestations des soins de santé
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM113
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 30/04/2026
Résumé en langue originale
Introduction : Face au vieillissement démographique et à une consommation de soins accrue dans les Hauts-de-France, l’offre en médecine générale libérale recule avec une densité médicale en baisse et un glissement des pratiques vers plus d’exercices salariés et mixtes. Les remplaçants représentent une composante croissante du paysage médical. L’hypothèse selon laquelle les médecins installés exercent une activité plus intense conduit à envisager que la promotion de l’installation puisse constituer un levier d’amélioration de l’offre de soins. L’objectif principal de cette étude est de démontrer une différence de volume d’activité clinique entre médecins généralistes installés et remplaçants. Matériels et Méthodes : il s’agit d’une étude quantitative épidémiologique descriptive comparative reposant sur un questionnaire adressé aux médecins généralistes installés et remplaçants des Hauts-de-France. Le volume d’activité clinique entre les deux groupes est comparé par analyse univariée. Résultats : 239 médecins généralistes (155 installés, 84 remplaçants) des Hauts-de-France ont été inclus. Le volume d'activité annuel est significativement plus élevé chez les installés (5 810 ± 2 088 actes ; 44,9 semaines travaillées) que chez les remplaçants (4 626 ± 1 527 actes ; 43,0 semaines, p < 0,001). Les installés déclarent travailler plus de jours par semaine (4,2 vs 3,9, p = 0,004) et prendre moins de congés (7,1 vs 9,0 semaines, p < 0,001). Conclusion : L'installation d'un remplaçant pourrait générer un gain estimé d'environ 20% de volume d'activité clinique par médecin. Ce gain permettrait de répondre en partie à la baisse des effectifs prévue par les projections DREES.
- Directeur(s) de thèse : Stettner, Maxence
AUTEUR
- Honarjou, Guillaume

