Titre original :

Résultats en intention-de-traiter de la radio-embolisation pour carcinome hépatocellulaire, de l'indication en réunion de concertation pluridisciplinaire au traitement : étude rétrospective monocentrique du 01/01/2020 au 31/12/2025

Mots-clés en français :
  • Carcinome hépatocellulaire
  • radio-embolisation
  • parcours de soins

  • Carcinome hépatocellulaire
  • Réunions de concertation pluridisciplinaire
  • Survie (médecine)
  • Carcinome hépatocellulaire
  • Radio-embolisation thérapeutique
  • Analyse en intention de traitement
  • Survie sans progression
  • Sélection de patients
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Gastro-entérologie et hépatologie
  • Identifiant : 2026ULILM105
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 28/04/2026

Résumé en langue originale

Introduction : La radio-embolisation (RE) pour carcinome hépatocellulaire (CHC) s’est considérablement développée depuis 2020, mais est associée à un parcours complexe multidisciplinaire avec taux élevé de non-réalisation. Cette étude analyse le parcours thérapeutique et les résultats oncologiques des patients en intention de traiter par RE depuis la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Matériels et Méthodes : Étude monocentrique rétrospective au CHU de Lille, incluant les patients proposés par la RCP des tumeurs hépato-biliaires à une évaluation en vue d’une RE pour CHC entre le 01/01/2020 et le 31/12/2025. Les taux de récusation après évaluation clinico-radiologique et simulation, leur évolution temporelle ont été recueillis. Les traitements reçus, les survies depuis la RCP ont été analysés et comparés entre patients traités par RE et ceux récusés. Résultats : Cent-soixante-neuf patients (cirrhose 70%, BCLC-A 46%, C 36%, envahissement vasculaire 28%, taille médiane 6cm) ont été inclus. Le taux de réalisation effective de la RE était de 49%, soit 83 patients dans un délai médian de 54 jours après la RCP. 42 ont été récusés après évaluation clinico-radiologiques, 37 après simulation (« work-up », WU). Le taux de récusation après WU est croissant depuis 2021, atteignant 41% en 2025. Une cirrhose Child-Pugh ≥A6 et un envahissement portal vp3 étaient associés à un plus faible taux de traitement par RE. La médiane de survie post-RE était de 27 mois (IC95% 19,2-36,8), le taux de meilleure réponse RECIST de 30% et mRECIST de 83%, le taux de décompensation de 11%, le temps à progression de 12,5 mois. Les patients traités par RE et ceux récusés après WU avaient des taux comparables d’accès à un traitement curatif (11 vs 14%). En intention-de-traiter par RE, la survie globale à partir de la RCP n’était pas différente entre les patients traités par RE et ceux récusés après WU (médiane 28,1 mois vs 42,7, p=0,31), ces 2 groupes ayant une meilleure survie que ceux récusés avant WU (p<0,001). Ainsi, en analyse par régression de Cox à partir de la date de la RCP, la réalisation effective de la RE n’avait pas d’impact indépendant sur la mortalité. Conclusion : Cette étude impose une interprétation nuancée des bénéfices associés à la RE, peut-être surestimés par l’étude DOSISPHERE-01. Elle confirme le potentiel de la technique, mais souligne l’importance de mieux préciser l’objectif thérapeutique dès la RCP initiale et sa place seule ou en combinaison à l’immunothérapie. Cette étude commande une analyse confirmatoire, afin de limiter le risque majeur de négativité d’essais comparatifs montés sur des hypothèses peut-être trop optimistes.

  • Directeur(s) de thèse : Ningarhari, Massih

AUTEUR

  • Prat, Marie
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